"Gaulois réfractaires", "pognon de dingue"... Macron esquisse un début de mea culpa pour ses petites phrases qui ont pu "blesser"

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PETITES PHRASES - Elles lui sont reprochées par les Gilets jaunes, ces petites phrases que le président a prononcé tout au long de son quinquennat. Ce lundi soir, durant son allocution à la Nation, Emmanuel Macron a esquissé un début de mea culpa.

"Je traverse la rue, je vous en trouve du travail", "gaulois réfractaires", "ceux qui ne sont rien", "Vous pouvez parler très librement, la seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de se plaindre", "Tu m'appelles Monsieur, d'accord ?", "un pognon de dingue", "je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes"... Toutes ces petites phrases prononcées par Emmanuel Macron ont considérablement touché un grand nombre de Gilets jaunes croisés sur les points de blocages ou lors des rassemblements depuis le début du mouvement. 

Ces dernières semaines, ils reprochent à Emmanuel Macron ces petites phrases qui les ont parfois blessés. Depuis un mois, les "gilets jaunes" ne cessent de réclamer "Macron démission", en clamant parfois leur "haine" d'un président jugé "arrogant" et "déconnecté" de la vie des Français.


Ce lundi, Emmanuel Macron a dit ressentir comme "juste à bien des égards" la colère des "gilets jaunes" et avoir conscience qu'il lui était "arrivé de blesser" certains par ses propos. Il a ensuite esquissé un mea culpa sur son attitude souvent jugée condescendante, en reconnaissant qu'"il a pu m'arriver de vous donner le sentiment que ce n'était pas mon souci, que j'avais d'autres priorités. Je sais aussi qu'il m'est arrivé de blesser certains d'entre vous, par mes propos".

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