VIDÉO - Gilets jaunes : des policiers racontent les violences à l’Arc de Triomphe et au Fouquet’s

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TÉMOIGNAGES – Mobilisés lors des différentes journées d’action des Gilets jaunes, Laurent et Alexandre ont dû faire face à la colère et à la violence de certains manifestants. Les deux policiers racontent comment ils ont vécu l’incendie du Fouquet's, le 16 mars et le saccage de l’Arc de Triomphe, le 1er décembre.

Depuis six mois, chaque manifestation des Gilets jaunes à Paris ou presque a été ponctuée d’incidents et de violences, plus ou moins graves. L’incendie de la célèbre brasserie du Fouquet’s , le 16 mars dernier en marge de "l'acte 18", fait partie des débordements les plus marquants. Laurent, à la tête d’une brigade anticasseurs, était ce jour-là devant l’établissement emblématique des Champs-Elysées.


Aujourd’hui, c’est surtout du "bruit de la foule, les chants, le fameux 'ahou, ahou'", dont il se rappelle. Le feu de l’action, la nécessité de se protéger face aux manifestants en colère, l'ont sur le coup empêché d’avoir peur. Ce jour aurait pourtant pu lui coûter cher, car Laurent a été touché par un cocktail molotov : "Moi je ne m’en suis même pas aperçu", raconte-t-il.

"C’est les collègues à côté de moi qui m’ont dit 'Capitaine, capitaine, vous êtes en train de brûler'."

Par chance, Laurent s’en est sorti sans séquelles.

En vidéo

Factuel : l'incendie du Fouquet's a-t-il été déclenché par des grenades lacrymogènes ?

"Complètement submergés"

Alexandre dirige lui aussi une brigade anticasseurs. Au total, il a été mobilisé sur plus de 20 manifestations, dont celle du 1er décembre pendant laquelle des casseurs ont vandalisé l’Arc de triomphe. Pour lui, c’est ce samedi qui reste le plus choquant : 


"A ce moment-là on s’est rendu compte qu’on avait face à nous non plus des manifestants même vindicatifs, mais vraiment des milices, des groupes armés", raconte-t-il. Il reconnaît avoir été dépassé : "On a été envahis, complètement submergés".

Pour lui, difficile de comprendre la haine des manifestants envers la police. Chaque samedi, il en trouve avec des boules de pétanque, ou encore des bouteilles remplies d’excréments. Et le dialogue est compliqué, même lorsqu’il leur dit qu’ils ont face à eux 'des femmes et des hommes, qui peuvent être père et mère de famille". "'Vous représentez l‘Etat, vous êtes des chiens', c’est ça la réponse", déplore Alexandre.


1600 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le mouvement des Gilets jaunes qui, de leur côté, en déplorent près de 2500.

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