VIDÉO – Gilets jaunes : un homme roue un gendarme de coups de poing, déclenchant un tollé

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VIOLENCES – Une vidéo montrant un manifestant frapper un gendarme au milieu des Gilets jaunes, dans l'après-midi du 5 janvier à Paris est devenue virale. Et a provoqué de multiples réactions.

À l’heure des réseaux sociaux, une vidéo a toujours vite fait d’en chasser une autre. Certaines images, toutefois, marquent plus que d’autres et restent dans les mémoires. Celle qui est apparue, tournée ce samedi après-midi par l'agence de presse Line Press, en fait assurément partie. Comme en témoignent sa phénoménale viralité dans les heures qui ont suivi, et les nombreuses réactions qu’elle a engendrées.

Des réactions contradictoires

La scène s’est déroulée ce même jour, sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, menant au musée d’Orsay, dans le 1er arrondissement de Paris. Là, les forces de l'ordre ont tenté de contenir des Gilets jaunes en marche vers l’Assemblée nationale. C’est dans ce cadre que l’un des manifestants a bondi et roué de coups de poing l’un des gendarmes, ainsi contraint à reculer. Dans une autre vidéo, on voit le même homme, accompagné d'autres manifestants, faire pleuvoir les coups sur un représentant des forces de l'ordre, jusqu'à le faire se mettre à terre, avant de l'agresser de plusieurs coups de pied.

Très vite, les réactions politiques ont ensuite plu sur la Toile, Jean-Luc Mélenchon se demandant sur Twitter : "Bataille au corps à corps sur les ponts de Paris. Est-ce un pouvoir républicain celui qui donne de tels ordres ?" Quelques minutes auparavant, Christian Estrosi avait, lui, exigé des "sanctions extrêmement lourdes contre ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre". Dans les rangs de la droite, de la majorité, l'heure était également à l'indignation. A commencer par Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur. Sur Twitter, il a indiqué que la Préfecture de police avait saisi le procureur de la République de Paris, partageant et donc relayant le post du syndicat des commissaires de la police nationale.  Le SCNP a rapidement diffusé samedi une photo d'un boxeur de la région parisienne, portant un short sur lequel est brodé le prénom "Christophe". 

Le gendarme, blessé alors qu'il était au sol, est sorti de l’hôpital ce dimanche, et s'est vu prescrire quinze jours d'incapacité totale de travail. Il a déposé plainte tout comme l'autre militaire, qui après avoir essuyé les coups derrière son bouclier, a reçu 2 jours d'ITT.

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