"Action surprise" ou "agression", que s'est-il passé ce vendredi au siège de la CFDT ?

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INTRUSION - Des individus sont entrés dans le siège de la CFDT, dans le 19e arrondissement de Paris, ce vendredi. Tandis que Laurent Berger, le secrétaire général, évoque une "agression", les grévistes présents parlent, eux, d'une "action surprise".

La CFDT ciblée. Quelques "dizaines d'individus" se sont introduits "violemment" dans les locaux de la confédération syndicale, dans le 19e arrondissement parisien, selon son secrétaire général. Sur Twitter, Laurent Berger évoque même des salariés "agressé". Une accusation démentie par ceux qui en sont à l'initiative. 

Selon une source policière, il était 12h55 quand une centaine de militants CGT s’est réunie devant siège de la CFDT, situé au 4 boulevard de la Villette. Une vingtaine d’entre eux s'est introduit à l’intérieur, toujours selon la police. A 14h30, toutes étaient sorties du bâtiment. 

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C’est cependant une toute autre ambiance que décrit Anasse Kazib, cheminot syndiqué à Sud-Rail. Sur son compte Twitter, cette figure du mouvement de la contestation à la RATP et la SNCF publie une vidéo. Au chant de : "On est là, même si Berger ne le veut pas, nous on est là", on voit en effet une petite dizaine de personnes s’introduire dans l’établissement. Mais aucune agression n’est enregistrée sur ces images. 

Une "action surprise", comme il la décrit, réalisée non pas "contre les adhérents" mais "contre la bureaucratie" qui "négocie la régression sociale". Quoi qu’il en soit, Laurent Berger l'assure : il ne se laissera "pas intimider". Selon nos informations, il envisagerait de porter plainte. 

En vidéo

VIDEO - La réaction d'Anasse Kazib, délégué sud rail, qui est entré au siège de la CFDT

Invité ensuite à réagir sur LCI, Anasse Kazib a dénoncé "les cracks" racontés par Laurent Berger. "Il n’y a pas eu d’intrusion 'violente' à la CFDT. Toutes les portes étaient ouvertes. C’est un siège dans lequel les gens ont le droit de venir. On est venus avec l’envie de dire ce qu’on avait à dire. C’est une coordination d’une trentaine de secteurs de la RATP et SNCF", a-t-il assuré, avant d'estimer que "ce n’est pas à Laurent Berger de décider pour les grévistes". 

Dans l'après-midi, la CGT a fait savoir qu'elle "ne cautionne pas ce type d’action". "Chaque organisation syndicale

est libre de son mode de fonctionnement, de son orientation et de ses revendications", précise le syndicat dans un communiqué.

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