VIDÉO - Grève des transports : les images de la cohue ce lundi matin Gare du Nord

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

REPORTAGE - Ce lundi matin, en pleine grève contre la réforme des retraites, des centaines de Franciliens ont tenté de monter dans un RER Gare du Nord. Rapidement, les quais ont été saturés, obligeant la SNCF à diriger les voyageurs vers d'autres gares.

Face au projet de réforme des retraites, la grève des transports en commun lancée depuis jeudi dernier se poursuit, provoquant un inéluctable désordre. Malgré l'appel de la SNCF ce week-end d'éviter les gares parisiennes, de nombreux Franciliens cherchant à rejoindre leur lieu de travail ont passé outre les consignes, ce lundi matin. 

Entre Châtelet-les-Halles et Gare du Nord, un air de panique s'est emparé des couloirs (très) encombrés, notamment en apprenant très tôt que des lignes ouvertes aux heures de pointe, avec circulation restreinte, comme la ligne 4 affichaient déjà des difficultés.

Gare du Nord, à 8 heures, alors que le trafic était conforme aux (maigres) prévisions - un TGV et un Transilien sur cinq, trois liaisons TER sur dix (essentiellement assurées par bus), un train Intercités sur cinq  - les gens courent dans tous les sens, dévalent les escaliers pour tenter de prendre place dans une rame ou descendent dans les escalators, alors que ces derniers montent...

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Très vite, des attroupements se forment, les gens se massent sur les quais, dans une ambiance électrique. En quelques minutes, l’accès au quai du RER B en direction de Robinson est saturé, donnant lieu à des situations aussi surréalistes qu'horrifiantes. 

Quelques minutes plus tard, des agents de sécurité tentent de réguler le flux désordonné des voyageurs en colère.

Beaucoup de personnes filment leur situation. "C'est pour que mon patron me croie", nous glisse une usagère.

A pied, sous la pluie

A la surface, la situation n'est guère plus reluisante : impossibilité de monter dans le bus RATP prévu comme alternative aux trains bloqués, le tout sous une pluie de plus en plus drue. "C’est l’horreur, les gens sont devenus des bœufs", s’exclame une femme qui tente de monter après s’être faite bousculer. "Pourquoi aussi peu de bus aux heures de pointe ?" interroge un autre. 

Aux alentours de 9h20, face à une situation devenue ingérable, les régulateurs de flux stoppent les usagers en haut des escaliers et les enjoignent à se rendre à pieds à Châtelet ou Auber, deux stations de RER atteignables en vingt minutes de marche. 

Pour ces usagers, la galère se poursuit ce lundi, redoutant par ailleurs un trajet retour non moins mouvementé.

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