VIDÉO - Grève : Jean-Luc Mélenchon exhorte le patron de la SNCF d'"étaler les retenues sur salaire"

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

GRÈVE - Invité de LCI ce dimanche 19 janvier, Jean-Luc Mélenchon s'est adressé directement au patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, l’appelant à faire un geste envers les grévistes : "De grâce, ne faites pas la feuille de paye zéro au mois de janvier. Étalez les retenues sur salaire."

"Au lieu de faire peur à tout le monde, il ferait mieux de s’occuper de ses salariés." Alors que la grève contre la réforme des retraites semble marquer le pas dans les transports, avec un retour à une situation quasi-normale ce lundi, 47e jour de mobilisation, Jean-Luc Mélenchon a fait part de ses inquiétudes concernant le personnel gréviste de la SNCF, appelant le patron de l’entreprise, Jean-Pierre Farandou, à faire preuve de mansuétude envers eux. 

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"Je vais lui dire une chose, comme député : 'Vous avez, monsieur, la responsabilité de la bonne santé du personnel, de sa sécurité, des conditions d’hygiène dans lesquelles il travaille. Et il y en a une au départ, c’est ses conditions psychologiques. Alors, de grâce, ne faites pas la feuille de paye zéro au mois de janvier. Étalez les retenues sur salaire pour que les gens puissent respirer et n’aient pas un mois qui soit un gouffre financier'."

"Vous n’aurez jamais le dernier mot"

Et le leader de la France Insoumise de marteler : "Ils n’ont pas les moyens de dépasser ce gouffre. Ils n’ont pas forcément les économies, donc ils vont emprunter, donc se mettre dans des difficultés encore plus grandes. Je vous le demande, solennellement, comme député de la Nation : 'Monsieur, n’appesantissez pas votre main sur ces gens qui sont déjà en grande difficulté. Etalez les retenues sur salaire pour que les gens puissent respirer, pour qu’ils puissent pratiquer leur droit constitutionnel à la grève." 

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Grève des transports : les salariés reprennent le travail entre amertume et ressentiment

"Parce que si la grève est seulement une bataille d’argent entre les très puissants et les salariés, on devine qui va finir par avoir le dernier mot. Mais vous n’aurez jamais le dernier mot, lui dis-je, les gens réfléchissent, ils pensent. Et même s’ils arrêtent la grève, ils continuent à penser, et c’est une marque indélébile qui sera dans leur esprit."

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