VIDEO - Journée d'action de la CGT et des Gilets jaunes : ce qu'il faut en retenir

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SOCIAL - Au nom de la "convergence des luttes", plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi partout en France. A l'appel principalement de la CGT mais aussi pour la première fois avec la participation de Gilets jaunes.

Main dans la main contre Emmanuel Macron. La CGT a lancé ce mardi une nouvelle mobilisation qui se veut une réponse au Grand débat organisé par l'exécutif qu'elle boycotte, préférant réclamer "sur le bitume" hausse des salaires et justice fiscale. Des revendications entendues aussi chez les Gilets jaunes, qui sont venus en nombre dans les rues de France. LCI tire le bilan de cette journée.

Une forte mobilisation

Ils ont été 300.000 à défiler dans toute la France, a assuré la CGT, insistant dans un satisfecit peu coutumier ces derniers mois sur la "réussite" de cette mobilisation. De son côté, le ministère de l'Intérieur a annoncé la présence de 137.200 manifestants partout dans le pays pour cette journée de mobilisation.


A Paris, 30.000 personnes ont marché entre l'Hôtel de Ville et la Concorde selon la CGT, 18.000 pour la préfecture de police, 14.000 d'après le cabinet Occurrence, mandaté par un collectif de médias. Lors de son dernier cortège dans la capitale le 14 décembre, la CGT avait plus faiblement mobilisé : 15.000 manifestants selon elle, 6.000 pour la police.


A Marseille, 5.200 personnes, selon la police, ont manifesté entre le Vieux-Port et la gare Saint-Charles.  A Lyon, ils étaient 4.300 manifestants. Parmi les autres cortèges en régions, on recensait selon la police environ 8.500 personnes à Toulouse, 2.500 à Caen, 2.300 à Lille et Clermont-Ferrand, 2.200 au Havre, 1.500 à Strasbourg, 1.400 à Nîmes, 1.300 à Tours, 500 à Rennes...

Des Gilets jaunes dans les cortèges

La journée a été marquée par la participation de Gilets jaunes qui, jusqu'à présent, avaient regardé les syndicats avec méfiance. En tête du cortège parisien, Philippe Martinez s'est réjoui de voir "beaucoup de Gilets jaunes. Les revendications communes, on les a, elles sont sociales. A part la couleur des Gilets je ne vois pas beaucoup de différences". En novembre pourtant, il avait refusé tout lien avec le mouvement des Gilets jaunes à cause de son discours anti-fiscal et des risques de récupération par l'extrême droite. Il a révisé son discours lorsque les revendications des Gilets jaunes se sont élargies à la hausse du Smic, la "justice fiscale" ou davantage de services publics.

Des organisations politiques et syndicales dans les rangs

Solidaires, le NPA, le PCF, la France insoumise et des organisations de jeunesse comme l'Unef et l'UNL étaient présentes dans les rues. Des syndicats de Force ouvrière étaient aussi présents, même si leur confédération n'a pas appelé à rejoindre le mouvement.  Après des hésitations, la CFDT s'est finalement désistée, son numéro un Laurent Berger qualifiant les revendications de mardi de "liste à la Prévert". Contrairement à la CGT, il préfère participer au Grand débat proposé par l'exécutif. Le Premier ministre recevra mercredi les partenaires sociaux pour faire le point sur le Grand débat.

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