VIDEO - La mère de Vincent Lambert implore l'ONU de venir au "secours" son fils

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L'affaire Vincent Lambert : un interminable déchirement

MÉDECINE - La mère de Vincent Lambert s'est rendue au siège de l'ONU, à Genève, lundi 1er juillet. Elle a lancé un appel au "secours", en marge de la 41e session du Conseil des droits de l'Homme.

L'ONU, un dernier recours pour les parents de Vincent Lambert ? La mère de l'ancien infirmier, en état végétatif depuis onze ans, a réclamé ce lundi 1er juillet à Genève, le "secours" de l'ONU, quelques jours seulement après que la Cour de Cassation a ouvert la voie à un nouvel arrêt de son maintien en vie. Une décision que le Premier ministre Edouard Philippe appelle à respecter.


Vendredi 28 juin, la plus haute juridiction judiciaire française a cassé la décision de la cour d'appel de Paris qui avait ordonné, le 20 mai dernier, la reprise de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert, comme l'avait préconisé le Comité de l'ONU pour les droits des personnes handicapées (CDPH) en attendant qu'il se prononce sur le fond du dossier.

Je crie tout haut que Vincent, on veut l'assassiner. C'est le vrai motViviane Lambert

La mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, a lancé son appel à l'ONU lors d'une table ronde organisée à Genève en marge de la 41e session du Conseil des droits de l'Homme, par une ONG basée à Strasbourg, le Centre européen pour le droit et la justice. "Je crie tout haut que Vincent, on veut l'assassiner. C'est le vrai mot", a-t-elle dit avec des sanglots dans la voix, devant une quinzaine de personnes, dont une poignée de journalistes. "Vincent n'est pas en fin de vie, Vincent n'est pas un légume", a-t-elle martelé.

Le Comité de l'ONU pour les droits des personnes handicapées (CDPH), saisi par les parents, avait demandé le 4 mai dernier à la France de suspendre toute décision d'arrêt des soins, le temps qu'il puisse examiner le dossier sur le fond. "La France nous a dit trois jours plus tard 'nous n'appliquerons pas ces mesures provisoires'. Et bien, il y a là quelque chose d'absolument scandaleux qui justifie notre présence aujourd'hui", a affirmé l'un des avocats des parents, Jean Paillot, présent à la table ronde.


"Si la France ne respecte pas les mesures conservatoires, le comité (de l'ONU, ndlr) va faire un constat de manquement de ses engagements", a prévenu pour sa part Grégor Puppinck, directeur général de l'ONG. Le comité de l'ONU n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte sur les Etats-membres. Selon la ministre française de la Santé Agnès Buzyn, la France n'est "pas tenue" de respecter cette demande.

Après la décision prise par la cour de cassation qui ouvrait la voie à un nouvel arrêt du maintien en vie de l'ancien infirmier, les avocats des parents ont annoncé qu'ils porteraient plainte pour "meurtre avec préméditation" contre le médecin qui ordonnerait un arrêt du traitement.


Ce 1er juillet, maître Paillot a indiqué que les parents seraient "favorables à une médiation par l'intermédiaire d'une institution internationale pour discuter avec le gouvernement français, pour qu'en l'état actuel les mesures provisoires soient effectives".

"Vincent n'est ni malade, ni en fin de vie. Son état est celui d'une personne handicapée", a-t-il affirmé.

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