VIDÉO - Violences policières : une banderole "pour les victimes du racisme anti-blanc" déployée au-dessus des manifestants

VIDÉO - Violences policières : une banderole "pour les victimes du racisme anti-blanc" déployée au-dessus des manifestants
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RACISME - Peu avant le début de la mobilisation parisienne contre les violences policières qui se déroule ce samedi, une poignée de militants du groupuscule d'extrême droite a déployé depuis le toit d'un immeuble une banderole où était écrit "Justice pour les victimes du racisme anti-blanc". Avant que celle-ci ne soit largement entaillée par des voisins. Douze personnes ont été interpellées.

Alors que le monde s'indigne après la mort de George Floyd, lançant un mouvement de protestation contre le racisme et les violences dans la police, un groupuscule identitaire a voulu se faire entendre, samedi 13 juin. Devant des milliers de manifestants réunis à Paris, à l'appel du comité Adama Traoré, des membres du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire ont déployé, depuis le haut d'un immeuble, une banderole rouge et blanche portant l'inscription : "Pour les victimes du racisme anti-blanc", le tout accompagné de la mention "#WhiteLivesMatter", en écho au cri de colère des Noirs américains dénonçant les violences racistes dans la police, "#BlackLivesMatter".

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Une provocation qui n'aura pas duré longtemps. Les habitants de l'immeuble se sont rapidement emparés de ciseaux pour déchirer partiellement la banderole. Une action qui, elle, s'est faite sous les applaudissements de la foule. Restée accrochée, la banderole était alors en lambeaux. 

Dans un tweet, le porte-parole de ce groupuscule a appelé à ne pas se "soumettre" et a publié une vidéo de cette action. On entend la petite dizaine de personnes présentes scander "nous sommes debout"

Douze personnes ont été interpellées après cette action, selon une source policière. 

Plus tard, dans l'après-midi, une poignée de personnes, présentées comme des manifestants antifascistes, ont à leur tour accédé au toit, pour tenter d'en découdre avec les militants identitaires, a observé un journaliste présent sur place.

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Pour rappel, ce groupe d'extrême droite, qui se présente comme la branche jeune du groupe Les Identitaire, est un habitué des coups de communication. Alors qu'il compte moins de 2000 adhérents, il avait fait parler de lui au printemps 2018 en menant une "opération" dans les Hautes-Alpes pour tenter de bloquer la frontière avec l'Italie. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérard Collomb, avait alors qualifié cette action de "gesticulation"...

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