VIDÉO - "Il est mort pour ce qu'il aimait faire" : le témoignage poignant de la compagne d'un militaire tué au Burkina Faso

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DOULEUR - Florence Charton, compagne de Cédric de Pierrepont, l'un des deux soldats tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une opération de libération d'otages au Burkina Faso, s'est exprimée ce dimanche soir au journal de 20 Heures de TF1.

Un témoignage bouleversant. Florence Charton, la compagne du commando marine Cédric de Pierrepont, tué dans la nuit de jeudi à vendredi avec un autre membre des forces spéciales françaises lors d'une intervention pour libérer des otages au Burkina Faso, a évoqué sa mémoire ce dimanche soir au JT de TF1. Elle l'assure : "Il est mort pour ce qu'il aimait faire."


"Ils sont tellement entraînés qu'on se dit que cela ne peut pas leur arriver", a estimé Florence Charton. Et d'ajouter : "On se dit que cela ne peut pas arriver au nôtre, que ce n'est que dans les films. Il est mort pour ce qu'il aimait faire, ce dont pour quoi il était fier. Il a fait son job. C'est ce qu'il m'aurait dit, qu'il a fait le job."

"Il aimait la vie"

"Tout le monde l'aimait, c'était le conjoint parfait, très humble, trop modeste par rapport à ce qu'il était vraiment, a-t-elle poursuivi. Il aimait la vie, il était sportif, on faisait tout ensemble. Et le fait que je n'ai pas pu le rendre papa avant qu'il meure, qu'il n'ait pas pu connaître ça, cela me tue. Et c'est horrible de se dire qu'on ne le verra plus jamais."


Cédric de Pierrepont était entré dans la Marine nationale en 2004, à 18 ans. Il avait été affecté au commando Penfentenyo, une équipe spéciale de neutralisation et d’observation, avant de rejoindre le commando Hubert en 2012, où il occupait les fonctions de chef de groupe commando depuis le 1er avril 2018, d'après les informations de la Marine Nationale. Les dépouilles des deux militaires français étaient attendues sur le territoire français ce dimanche. Une cérémonie d'hommage leur sera rendue aux Invalides mardi.

Léa, la compagne du deuxième soldat tué, évoque son "héros"

Après le témoignage poignant dimanche soir au JT de TF1  de Florence Charton, la compagne du commando marine Cédric de Pierrepont, mort dans la nuit de jeudi à vendredi au Burkina Faso, c’est celui de Léa, 26 ans, qui est à lire dans Le Parisien ce lundi matin. Dans un texte rédigé de sa main, la  compagne d’Alain Bertoncello, le deuxième militaire tué au Burkina en libérant les otages, décrit son compagnon comme "un homme joyeux, souriant et drôle". "Nous croquions la vie ensemble et nous étions très complémentaires dans une relation fusionnelle. Nous avions de nombreux projets. Alain était humble, actif sur tous les fronts. Serviable, attentif, perfectionniste. C’était un homme parfait, et c’était mon soleil", commente-t-elle. 


La jeune femme ajoute : "Il était certain qu’il était prêt physiquement et mentalement pour cette mission. Il l’a accomplie jusqu’au bout. Et c’est donc une mission réussie malgré sa disparition et celle de Cédric". 


Egalement militaire, elle indique qu’elle était en tant que soldat "préparée à l’absence", au "vide" avant de préciser :  "Mais une mort aussi soudaine, on ne s’y attend pas. C’est juste impensable. Pourtant, on connaît les risques de son métier. Mais on n’y pense pas forcément. Je n’arrive pas à croire que je ne le reverrai plus. C’est trop brutal."


"Je ne le reverrai plus. C’est mon héros", s’émeut la jeune femme qui espère que la France n’oubliera jamais ce que son compagnon a fait pour son pays. 


Interrogée sur la polémique en cours, elle déclare à nos confrères :"C’est sûr que j’ai la haine. Je leur en veux d’être partis dans ce pays alors qu’il ne fallait pas aller là-bas". Quant à l’hommage national demain aux Invalides mardi, elle ira." Ce sera dur, mais je le ferai pour lui", dit-elle. 

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