Réforme des retraites : les pistes des syndicats pour compenser la suppression de l'âge pivot

Réforme des retraites : les pistes des syndicats pour compenser la suppression de l'âge pivot
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FINANCEMENT - Édouard Philippe a fini par concéder l'abandon de l'âge pivot à 64 ans, à condition que les partenaires sociaux trouvent une autre solution de financement. Ils ont jusqu'à fin avril. Alors, quelles sont les pistes possibles ?

Trois mois. À compter de fin janvier, les partenaires sociaux auront trois mois pour trouver douze milliards d'euros d'économie par an afin d'avoir un système à l'équilibre en 2027. Toucher aux cotisations salariales, cibler spécifiquement les très hauts salaires, utiliser le fonds de réserve des retraites... Chaque organisation a sa solution, mais trouver un compromis sera difficile.

Sur le financement de ces retraites, "on ne baissera pas le niveau des pensions, mais il faudra jouer sur l'âge et les cotisations", déclarait Jean-Michel Blanquer dimanche sur le plateau de LCI. Et si le compromis est arrivé début janvier, selon lui, c'est que "nous ne sommes pas assez dans une société de confiance [...] et une société de défiance, ça a un coût". 

L'exécutif ne souhaite pas de son côté augmenter le coût du travail. "Si le compromis n'est pas trouvé en avril, le gouvernement reprendra la main", déclarait Agnès Buzyn dimanche matin sur le plateau de LCI. Interrogé dimanche soir sur le plateau de France 2, Edouard Philippe a déclaré que ce qui comptait désormais "ce n’est pas l’instrument, c’est l’équilibre [...] J’attends désormais les propositions."

Certaines organisation syndicales proposent donc de toucher aux cotisations salariales en augmentant la part du salaire qui finance les retraites. De combien ? Qui sera concerné ? Cela n'est pas encore décidé. D'autres syndicats veulent quant à eux viser les très hauts salaires, au delà de 10.000 euros par mois, par exemple. Hors de question pour les représentants des cadres, qui proposent une toute autre solution : une légère augmentation des salaires qui aurait, selon le président de la CFE-CGC François Hommeril, "un impact de premier ordre" sur l'équilibre des retraites. 

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Pas de mesure miracle mais des propositions

Une mesure qui ne devrait pas satisfaire le Medef qui préférerait demander aux salariés de travailler plus longtemps. "S'il y a des métiers pénibles qui partent plus tôt à la retraite, il faudrait qu'il y ait des gens qui ont des métiers moins ou pas pénibles qui travaillent plus longtemps pour équilibrer", explique Geoffroy Roux de Bézieux.

Pour trouver de l'argent, certains syndicats lorgnent, eux, sur le fond de réserve des retraites. "On a 30 milliards qui peuvent être destinés à passer un mauvais moment dans un déséquilibre provisoire, donc on pourrait avoir cette proposition parmi d'autres", propose le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure. Davantage un cocktail de propositions qu'une seule mesure miracle pour tenir l'objectif imposé par le gouvernement.

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