VIDÉO - Toulouse en proie aux violences pour le "22e acte" des Gilets jaunes

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SOCIAL - Des violences ont éclaté en marge de la manifestation des Gilets jaunes samedi à Toulouse, où les figures du mouvement avaient appelé à se mobiliser massivement.

Ils appelaient à faire de Toulouse la "capitale" des Gilets jaunes ce samedi 13 avril. Et c’est donc dans cette ville que des violences ont éclaté à la mi-journée. Pour le "22e acte" du mouvement, un événement était organisé depuis plusieurs semaines dans ce bastion de la contestation. Un appel fortement relayé, notamment par Maxime Nicolle et Eric Drouet, tous les deux présents dans le cortège - qui comptait également Priscillia Ludosky. Mais la manifestation, non déclarée, a rapidement tourné au face-à-face avec les forces de l’ordre.

Véhicules incendiés et jets de projectiles

C’est peu après midi que le cortège toulousain s’est élancé sur les allées Jean-Jaurès. Mais moins d’une heure plus tard, la manifestation a été écourtée. Des tirs de gaz lacrymogènes ont été observés très rapidement, dispersant les quelques milliers de Gilets jaunes présents. Et pour cause, ce qui semblait être des black blocks étaient présents en tête de cortège. Vêtus de noir, cagoulés et portant le signe anarchiste sur leur pancarte, ils se sont heurtés à un barrage de policiers sur les allées. 

Selon notre envoyée sur place, plusieurs d’entre eux, "très en colère" ont donc cherché l’affrontement. Expliquant ainsi la première charge des forces de l’ordre pour cantonner le cortège. Un face-à-face auquel certains manifestants ont répondu par des tirs de projectiles. Des barricades ont également été érigées avec du matériel provenant d’un chantier et une remorque a été incendiée. Plus tard, vers 14h30, un autre véhicule a été incendié dans la rue de Bellegarde.

D'autres Gilets jaunes ont préféré se disperser dans les rues adjacentes ou se réfugier dans les cours d’immeubles. Parmi eux, Maxime Nicolle, qui a regretté dans un direct sur Facebook le "nassage" des forces de l’ordre, critiquant la "réponse du gouvernement" à une manifestation qui se déroulait "dans le calme". "Ça se passait très bien et là, ça gaze de partout", s'est-il indigné devant les quelques 3000 personnes qui suivaient son "live". Et d’ajouter : " il [les membres des forces de l’ordre] ont décidé que ça ne se passerait pas bien."


Interrogée par LCI, la préfecture explique  de son côté que des forces de l’ordre ont "riposté" aux manifestants qui "ont pris à partie les forces de l'ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d'artifices". Selon un bilan communiqué en fin de journée, 37 personnes avaient été interpellées. 


Pour rappel, dans la Ville rose, toute contestation était interdite sur la place du Capitole, comme chaque samedi depuis fin mars. Près de 800 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur place, selon le journal local La Dépêche du Midi.

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