Coupures d'électricité revendiquées par la CGT : que risquent les auteurs ?

Coupures d'électricité revendiquées par la CGT : que risquent les auteurs ?
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Le 20h

VRAIX / FAUX - La CGT Energie a revendiqué la coupure de courant massive qui a touché le sud de Paris, ce mardi 21 janvier. Moyen de protestation contre la réforme des retraites, ces coupures sauvages se sont multipliées depuis le début du mouvement. Les syndicalistes qui en sont à l'origine sont-ils hors-la-loi ? Et que risquent-t-ils ?

Circulation des trams interrompue, marché de Rungis basculé sur un groupe électrogène pendant une heure et demie, clients d'hôtel bloqués dans les ascenseurs à Orly... Une coupure d'électricité sauvage a touché 35.000 clients d'EDF mardi matin dans le Val-de-Marne. 

Une action qualifiée de "scandaleuse" et d'"irresponsable" par le ministre de la cohésion des Territoires, Julien Denormandie, mais qui n'est pas nouvelle. Depuis le début du mois de décembre, des dizaines de coupures ont été revendiquées par la CGT Énergie, qui y voit un mode de protestation contre la réforme des retraites. Mais est-ce légal ?

Un acte illégal ...

La loi protège le droit de grève, mais même grévistes, les agents d'Enedis et RTE, les deux filiales d'EDF n'ont pas le droit d'empêcher le service de fonctionner. Cela s'oppose à deux principes, celui de la continuité du service public et celui de la protection de la santé et de la sécurité des personnes et des biens. D'ailleurs RTE et ENEDIS, portent systématiquement plainte pour "acte de malveillance".

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...mais rarement condamné

Les grévistes incriminés pourraient être poursuivis en justice, mais encore faut-il les démasquer. Dans la grande majorité des cas, ils agissent visage dissimulé, or la justice ne peut condamner les responsables sans les avoir, au préalable, clairement identifié. Sans condamnations, RTE et Enedis ne prennent aucune sanction en interne. Ces sanctions pourraient aller, en principe, jusqu'au licenciement.

Si les auteurs sont donc rarement sanctionnés, il en est de même pour la CGT, qui revendique pourtant chaque action. Pour que la justice s'en mêle, il faudrait prouver que les auteurs des coupures sont adhérents du syndicat, qu'ils ont agi sur injonction claire de la CGT, et qu'ils l'ont fait pendant les heures de grève et non sur leur temps personnel. Autant de conditions qui limitent les chances de condamnations.

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