#PasDeVague : "Certaines familles ne respectent plus la fonction de l'enseignant"

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JT 20H - Face aux violences des élèves, souvent minimisées par leurs parents, les professeurs sont désemparés. Il se sentent en outre abandonnés par leur hiérarchie. Témoignages.

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a appelé à la plus grande fermeté après la mise en examen d'un lycéen de Créteil dimanche soir. Pour rappel, ce dernier a menacé une enseignante à l'aide d'une arme factice afin qu'elle le note "présent". 

Une affaire qui illustre parfaitement le climat délétère pour le corps enseignant dans certains établissement. Et qui libère la parole. Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #PasDeVague a ainsi fait son apparition, permettant à certains professeurs d'évoquer les violences dont ils ont été victimes. "On m'a craché dessus et on m'a menacé de me 'castagner à la sortie'", peut-on notamment y lire.  

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Mais outre les violences des élèves, les professeurs interrogés par TF1 dénoncent l'attitude des parents. "Il y a encore quelques années, on avait un respect de l’enseignant qui incarnait une autorité républicaine, souligne Norman Gourrier, professeur de littérature en Normandie. Aujourd’hui, on est face à des familles qui s’introduisent dans les établissements, qui font preuve de violences à l’égard des enseignants, qui ne respectent plus leur fonction." Professeur de SVT à Marseille, Jean Baptiste Verneuil déplore de son côté l'absence de réaction de la hiérarchie face aux violences.  

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