Défilé du 14 juillet : à la rencontre des pilotes de l'Armée de l'Air

DÉFILÉ - Ils seront les stars du défilé du 14 juillet, on les verra traverser les airs, dans des formations positionnées à la seconde près. Mais qui sont ces aviateurs, que font-ils ? Ils ont été choisis pour représenter leur escadron, mais que ressentent-ils en ce jour défilé ? Nous leur avons demandé.

Impossible de ne pas entendre le bruit d'un Rafale qui déchire les nuages, alors quatre, parfaitement positionnés les uns à cotés des autres, cela fait son effet. Les yeux tournés vers le ciel, les passants et les officiels ne sauront pourtant pas qui est aux commandes, ils ne verront pas le visage des ces hommes, ces femmes, ces aviateurs. Alors nous avons été à leur rencontre, lors d'une répétition en conditions réelles du défilé du 14 juillet, à Châteaudun. Le lieu n'est pas choisi au hasard, cette base militaire se trouve dans le même axe que les Champs-Élysées. 


Le Commandant Jérémie, pilote de Rafale, participe pour la première fois au défilé cette année et il sera "Leader de box", c'est-à-dire en pole position pour mener son escadron. Etre choisi comme leader, c'est un peu une récompense, un manière de faire honneur à un aviateur qui s'est illustré ou a fait "une belle année", explique-t-il. 

"Un honneur qui nous oblige"

Participer au défilé du 14 juillet "c'est un honneur qui nous oblige", explique le Commandant Jérémie, "il faudra amener proprement ces quatre avions dans les éléments briefés, pour que tout se passe bien le jour J". La tolérance est à trois secondes près, les Rafale sont si proches les uns des autres que le moindre écart est fatal, à une vitesse de plus de 500 km/h. Cette année, le thème du défilé sera "Opérationnels ensemble", l'idée étant de mettre en avant les troupes des différents corps de l'armée, présents sur des opérations extérieures, au Moyen-Orient et en Afrique notamment. 

"Il faut que les Français sachent ce que l'on fait pour eux"

Lutter contre le terrorisme à l'extérieur de nos frontières, c'est ce que font ces pilotes, mais pas seulement. Le lieutenant-Colonel Olivier, pilote d'hélicoptère (Fennec), peut aussi intervenir pour "sécuriser l'espace aérien". "Cette année le contexte sécuritaire est particulier surtout pour nous qui somme engagés au quotidien pour la sécurité des Français, on est là pour montrer notre dévouement, ils faut qu'ils sachent ce que l'on fait pour eux".


Le Commandant Emilie est elle pilote de Falcone 2000, un avion médicalisé, qui défilera avec une équipe médicale à bord le jour J. Elle doit être prête à décoller en 3 heures, nuit et jour pour aller chercher des patients, blessés de guerre ou otages, partout dans le monde". "Aller sauver des vies, des gens qui se battent pour nous, pour les valeurs de la France, c'est notre manière de les soutenir", explique-t-elle. Seule femme pilote de son unité, le Commandant Emilie le vit "très bien". "L'avantage de l'aérien c'est que c'est quelque chose de technique, donc une fois que l'on s'approprie la technique, on parle tous le même langage". 

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