14-Juillet : le décrié préfet Didier Lallement va recevoir la Légion d'honneur

14-Juillet : le décrié préfet Didier Lallement va recevoir la Légion d'honneur

RECONNAISSANCE - Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, fait partie de la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur, d'après le journal officiel. Figure clivante, il avait été nommé à ce poste en mars 2019, en pleine crise des Gilets jaunes.

Cette promotion vient distinguer 467 personnes. Parmi elles, le préfet de police de Paris s'est invité dans la liste des personnalités qui vont recevoir la Légion d'honneur ce 14 juillet. Didier Lallement fait ainsi partie de ceux qui seront salués par la plus élevée des distinctions nationales françaises, qui vient récompenser "des mérites éminents acquis au service de la nation". Une nomination au titre de "commandeur" qui a fait beaucoup réagir, tant le préfet de police de la capitale est une personnalité clivante. 

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Un préfet habitué aux polémiques

Arrivé en mars 2019, en réponse aux manifestations des Gilets jaunes, il est, depuis, régulièrement sur la sellette. Réputé pour sa rigueur militaire, le préfet de 64 ans avait pris les commandes de la préfecture de Police après le saccage des Champs-Élysées par des manifestants. Débute alors une nouvelle gestion du maintien de l'ordre, plus ferme. Désormais, la doctrine ne vise plus à tenir les forces de l'ordre éloignées des cortèges. Mais, au contraire, à aller "au contact". Un mot d'ordre régulièrement décrié par les manifestants, les associations et certains élus politiques. Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis, l'a ainsi décrit par le passé comme un "préfet psychopathe", tandis qu'Aurélien Taché, ex-élu de la majorité évoquait ses "méthodes très contestables"

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Symbole de cette fracture, quand Didier Lallement, avec son air martial, assénait à une manifestante qu'ils n'étaient pas "dans le même camp". Ces sorties tranchantes, le préfet de police y est désormais habitué. À l'instar de celle d'avril 2020. Alors en plein confinement, il assure devant les caméras que "tous ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté". 

Depuis, son image est régulièrement détériorée. Désormais visé par une enquête pour "faux témoignage" qui porte sur une audition devant la commission d'enquête sur l'indépendance du pouvoir judiciaire, il a aussi fait parler de lui en novembre 2020, avec l'évacuation controversée de migrants installés sur la place de la République, sortis de leurs tentes par la force, chassés dans les rues. Les images de cette soirée étaient telles que même Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, les avaient décrites comme "choquantes". De nombreux élus avaient alors appelé à la démission du préfet de police de Paris. Une demande dans la lignée des désirs du chef du gouvernement : à l'été 2020, la presse annonçait en effet son départ imminent, voulu par Jean Castex, sans jamais qu'il ne soit acté. Didier Lallement est toujours à son poste. Et désormais reconnu pour ses opérations.

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