3 ans, 5 ans, 10 ans... : l'UE va-t-elle réussir se mettre d'accord aujourd'hui sur le renouvellement du glyphosate ?

ENVIRONNEMENT - La Commission européenne va soumettre ce jeudi une nouvelle proposition aux Etats membres afin de renouveler pour cinq ans et non plus dix ans la licence de cet herbicide controversé. Sauf que certains, comme la France, veulent 3 ans maximum, et d'autres 7 ans minimum.

Les pays européens restent divisés sur le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé dans l'UE. Pourtant, ils doivent se prononcer ce jeudi sur la durée du renouvellement de la licence de ce produit chimique controversé. La Commission européenne va soumettre une nouvelle proposition aux Etats de l'UE dans la journée visant à renouveler pour cinq ans et non plus dix ans cette licence. Il reste cinq semaines pour trouver un compromis, car l'actuelle licence prend fin le 15 décembre.


La Commission européenne propose 5 ans, mais la France a affirmé hier, par la voix de Nicolas Hulot, qu'elle voterait contre. Le ministre de la Transition écologique a annoncé qu'il défendrait une autorisation de 3 ans. D'autres pays défendent eux, une autorisation de 15 ans, et ont déclaré qu'ils n'iraient pas en-dessous de 7 ans.

Si le vote a lieu et qu'aucune majorité ne se dessine, un comité d'appel sera organisé. Si la même situation se reproduit, la décision reviendra alors à la Commission. Mais le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis a rejeté à plusieurs reprises l'idée d'assumer seul la responsabilité d'une telle décision, assurant qu'elle devait être "partagée" avec les Etats membres.


"Je ne crois pas que la Commission ait une majorité pour une licence de 5 ans", a avancé de son côté le ministre luxembourgeois de l'Agriculture Fernand Etgen, dans le quotidien Luxemburger Wort. Le Grand-Duché s'y opposera également en tout cas.

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Pressée de formuler une nouvelle opinion scientifique sur la toxicité du glyphosate après qu'il a été classifié en 2015 comme "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) a eu une conclusion inverse. Les adversaires du glyphosate estiment quant à eux que le principe de précaution devrait prévaloir.

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Le scandale du glyphosate

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