Cinq idées reçues sur les centres d'accueil pour migrants

Cinq idées reçues sur les centres d'accueil pour migrants

MIGRANTS - Des centaines de  personnes ont manifesté samedi dans quatre communes de France devant accueillir  des migrants, les unes pour s'opposer aux centres d'accueil des étrangers, les  autres pour défendre les droits des migrants. Dans les faits, une charte précise les conditions d'accueil.

En un an, environ 150 centres d'accueil et d'orientation (CAO) ont été créés dans toute la France.  A chaque ouverture de centre d'accueil pour migrants, les même tension surgissent. Opposants et partisans s'opposent.  Ce samedi, des centaines de  personnes ont manifesté dans ces quatre communes - Forges-les-Bains (Essonne), Allex (Drôme), Montpellier (Hérault), Pierrefeu-du-Var - les unes pour s'opposer aux centres d'accueil des étrangers, les  autres pour défendre les droits des migrants.

Mais concrètement comment fonctionnent-ils ? Une charte, présentée le 26 juillet dernier par le ministère de l'Intérieur et celui du Logement et de l'Habitat durable, puis relayée par le Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés) précise les principales conditions d'accueil de ces personnes. Elles vont à l'encontre de cinq idées reçues : 

1. Les conditions d'hygiène de ces centres d'accueil ne seraient pas suffisantes

2. Une fois dans le centre les migrants resteraient autant qu'ils veulent

3. Les conditions de sécurité à l'intérieur de ces centres ne seraient pas garanties

4. Les migrants ne seraient pas suivis par les services sociaux

5. Les centres de migrants coûteraient trop cher

Des normes de sécurité et d'hygiène à respecter

L'une des craintes avancées par les opposants à ces centres concerne les conditions sanitaires de ces espaces où au moins une cinquantaine de personnes peuvent y être logées.  Qu'ils s'agissent de structures modulaires ou de bâtiments déjà existants, ces lieux doivent respecter certaines normes de sécurité et d'hygiène avec la présence notamment de douches et toilettes, ou tout autre point d'eau. Et ce de manière suffisante par rapport au nombre de personnes accueillies. Dans la mesure du possible, les logements pourront aussi être individualisés afin d'assurer au maximum la dignité de chacun.

Un mois maximum pour les personnes qui n'effectuent aucune démarche

Une autre peur est de voir la situation des migrants se pérenniser au sein d'un même endroit. Pourtant, ils n'ont aucunement vocation à s'y installer sur une longue période. Selon la charte, ces centres constituent seulement un "sas", avant qu'ils ne soient redirigés vers un dispositif plus adapté à leurs droits, comme par exemple un centre d'accueil pour les demandeurs d'asile (CADA).

Si au bout d'un mois, aucune démarche n'a été effectuée, ou que la personne a refusé les différentes propositions, une fin de prise en charge sera alors envisagée.

Un règlement intérieur fixe les droits et devoirs de chacun

La question de la sécurité fait également partie des inquiétudes des anti-migrants. A ce sujet, un règlement intérieur est établi par le gestionnaire des lieux. Dans ce document est indiqué les droits et devoirs de la personne accueillie afin d'assurer la vie en collectivité. Pour qu'il soit respecté de tous, ce dernier est traduit dans une langue que le migrant comprend. 

Par ailleurs, les personnes logées ne seront pas laissées à elles-mêmes. Un veilleur de nuit est par exemple présent sur place. 

Un suivi social et administratif

L'une des priorités de ces centres est de pouvoir assurer les besoins immédiats comme l'hygiène corporelle, l'alimentation, le nettoyage du linge etc... Mais leur ambition va bien au-delà. Les migrants y bénéficient d'un suivi administratif et social, qui leur permet d'avoir accès aux droits auxquels ils peuvent prétendre,  à une offre de soin ou encore à une orientation vers des structures plus adaptées à leur situation.

25 euros par jour et par personne

Le coût de cet accueil fait partie des arguments des opposants aux centres. Concrètement, ce dernier est estimé à 25 euros par jour et par migrant, et prend en compte trois repas. Mais il peut également être ramené à 15 euros pour les personnes qui ne restent que la nuit et prennent le petit-déjeuner. 

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