A cause d'Alzheimer, un couple de Bretons débarqué d’une croisière : "C'est une discrimination honteuse"

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DISCRIMINATION - Le couple, qui vit dans les Côtes-d'Armor, a été débarqué à Brindisi, dans le sud de l’Italie. L'équipage du paquebot s'est justifié en évoquant les risques pour la santé de l'octogénaire.

Jean Mérel est furieux. Lui et sa compagne Marie ont embarqué, le 13 mai dernier, à bord d’un paquebot. Le couple d’octogénaire, qui vit dans les Côtes-d’Armor, s’était offert ce voyage pour célébrer ses 50 ans de mariage.Malheureusement pour eux, les choses ne se sont passées comme prévues et leur croisière idyllique s’est brutalement arrêtée au sud de l’Italie. Au lendemain du départ du bateau, le couple a été débarqué. La raison ? Marie, âgé de 81 ans, souffre de la maladie d’Alzheimer. L'équipage s'est justifié en évoquant les risques pour la santé de l'octogénaire. Le couple, lui, est bien décidé à porter plainte contre la compagnie MSC Croisières.


Après avoir quitté Venise, point de départ d’une croisière qui devait durer 8 jours, Jean formule une demande auprès de l’équipage afin de pouvoir la porte de la cabine depuis l’intérieur afin d’éviter que sa compagne ne fugue pendant la nuit. Le médecin à bord se présente alors à la cabine du couple. "Le médecin a posé quelques questions et a dit : ‘on ne peut pas garder madame Mérel. Elle n’est pas en sécurité à bord, donc on va vous débarquer demain’. Je dois avouer que je suis tombé de haut", raconte, sur TF1, Jean, qui ne cache pas son écœurement. 

Les Bretons ont dû débourser 950 euros pour rentrer chez eux

L’équipage a expulsé le couple du bateau à Brindisi, dans Les Pouilles, dans le sud de l’Italie. Les Bretons se retrouvent alors livrés à eux-même, à quelque 2200 kilomètres de chez eux. Taxi, hôtel, billets de vol retour, Jean et Marie ont dû débourser 950 euros pour rejoindre leur maison de Paimpol, en Bretagne. "C’est une discrimination honteuse. On rejette les handicapés". Jean souhaite désormais attaquer la compagnie en justice. Contacté par Le Parisien, le directeur de MSC Croisières en France refuse de rembourser le couple mais se dit prêt au dialogue : "Si toutes les dispositions sont prises en amont, nous sommes d’accord pour faire une belle réduction sur une nouvelle croisière."

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