A l'approche du Brexit, les demandes britanniques de passeports français explosent

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CONSÉQUENCE - Entre 2015 et 2017, le nombre de dossiers déposés par des Britanniques pour accéder à la nationalité française a été multiplié par huit. La raison ? Beaucoup souhaitent continuer de bénéficier des avantages des ressortissants de l'Union.

Plus de 3.000 demandes en 2017. A l'approche du Brexit, les Britanniques installés en France sont de plus en plus nombreux à vouloir acquérir la nationalité française, avec une multiplication par huit du nombre de dossiers déposés en deux ans.

"Le contexte du Brexit a généré, depuis trois années, une augmentation très sensible du nombre de demandes d'accès à la nationalité française déposées par des ressortissants britanniques", a-t-on indiqué au ministère de l’Intérieur ce mercredi.


En pourcentage, les Britanniques sont ainsi passés de 0,4% (soit 386 dossiers) à 3,5% des dossiers déposés pour acquérir la nationalité entre 2015 et 2017. Les demandeurs, "établis en France", souhaitent acquérir la nationalité française "pour continuer de bénéficier des avantages dont ils jouissaient en qualité de ressortissants de l'Union : circulation aisée en Europe, parfois emploi dans la fonction publique ou mandat électif", a-t-on ajouté.  Dans le détail, "un tiers des demandes" en 2017 concernaient des conjoints de Français. 

1.370 demandes en six mois

Au cours des six premiers mois de 2018, le nombre de dossiers déposés par des Britanniques a atteint 1.370, soit 2,6% de la demande totale, indiquent des chiffres provisoires. 


La communauté britannique en France est évaluée à 300.000 environ, selon des chiffres du ministère des Affaires étrangères. Elle est notamment constituée de retraités, rappelait un rapport d'information parlementaire sur le Brexit datant de février 2017. L'Insee estimait pour sa part à 150.000 le nombre de résidents britanniques en France en 2014, "soit 1,5 fois plus que l'Allemagne, mais 2 fois moins que l'Espagne". "La Nouvelle-Aquitaine est la première région française d'accueil des résidents britanniques" puisque "26% d'entre eux y ont élu domicile" soit "39.000 habitants". "Viennent ensuite l'Occitanie (17%) et l'Île-de-France (13%)", ajoutait l'Insee dans un document de septembre 2017.

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