A La Chapelle, 1600 migrants dorment dans la rue dans des conditions sanitaires déplorables

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CRISE MIGRATOIRE - Tant du point de vue des conditions de vie que de la cohabitation avec les riverains, l’évacuation des campements sauvages de la porte de la Chapelle à Paris est imminente. 1600 personnes dans une "urgence humanitaire", selon les mots d'Anne Hidalgo, qui appelle à une politique d'intégration sur le plan national.

Dormir à proximité des axes de circulation, malgré le vacarme assourdissant. À la porte de la Chapelle, à Paris, c’est un carrefour bouillonnant où chaque pont et chaque terre-plein est un refuge de fortune pour 1600 migrants. Parmi eux, Abdullatif qui (sur)vit ici depuis une semaine : "Ça fait deux jours que je n’ai rien mangé", raconte celui qui a fui la guerre au Darfour. Et d’ajouter : "On me dit que l’Europe, c’est bien. Mais en quoi c’est bien ? Il n’y a rien, ici".


Dans ce quartier, il y a un seul point d’eau pour tout le monde, et les conditions sanitaires sont déplorables. Mais ces campements sont sur le point d’être évacués, une mesure d’urgence indispensable pour les associations. 


Le centre humanitaire de La Chapelle est un premier pas pour la demande d’asile, mais aujourd’hui totalement saturé. Le personnel est débordé, et trouver des places en centre d’accueil sur le territoire français est aujourd’hui quasiment mission impossible.

La maire de Paris Anne Hidalgo a lancé ce jeudi un appel à l’Etat, l’invitant à mettre en place une politique d’intégration des migrants sur le plan national. "Il s’agit d’aller vite, très vite même, car il y a une urgence humanitaire", a-t-elle déclaré. Paris accueille chaque jour entre 60 et 70 nouveaux arrivants.

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