"A l'eau ou au resto", le défi Facebook qui donne des sueurs froides à la police

"A l'eau ou au resto", le défi Facebook qui donne des sueurs froides à la police

DEFI – Face à l'ampleur du nouveau jeu "à l'eau ou au resto" de plus en plus relayé sur Facebook, la police nationale a tenu à lancer un message jeudi pour alerter sur les risques de ces défis.

Lorsqu'il s'agit de propager des défis absurdes, Facebook a de la ressource. Après la fameuse et risquée "necknomination " qui consistait à boire de grandes quantités d'alcool devant une caméra, le nouveau phénomène, "à l'eau ou au resto", séduit de plus en plus de jeunes sur le réseau social et inquiète sérieusement les autorités.

Le principe de ce jeu est aussi simple que dangereux. Invités sur Facebook à relever ce défi obligatoirement filmé, les internautes doivent se déguiser et sauter dans une eau glacée, qu'il s'agisse d'une piscine, d'un lac, d'un fleuve... Le participant partage ensuite sa vidéo et nomme trois autres personnes sur le réseau social, qui ont à leur tour 48 heures pour faire de même. Si le pari n'est pas tenu, ils doivent payer un restaurant à la personne qui les a nommés.

"Il y a un risque de surenchère et un réel danger"

Démarrés au printemps, ces paris ne cessent de se multiplier et s'ils peuvent sembler anodins, une personne en a déjà gravement fait les frais . Un jeune homme ayant plongé à la mer à Wimereux, près de Calais (Pas-de-Calais) le 31 mai dernier, dans une eau glacée et sans fond, a en effet été grièvement blessé "avec des séquelles irréversibles". De quoi inquiéter la fondatrice de la page Facebook regroupant les adeptes de ce jeu, Sandrine Leroux. Elle a alors décidé de mettre au point des mesures de sécurité avant la réalisation des sauts : vérifier la profondeur de l'eau, éviter l'hydrocution...

Jeudi, ce sont les autorités publiques qui ont décidé d'alerter l'opinion. La direction générale de la police nationale (DGPN) a en effet mis en garde contre ce jeu qu'elle essaie d'encadrer dans la mesure du possible. Pour enrayer le phénomène, Franck Dehay veut d'abord insister sur les dangers potentiels. "Même si cela part parfois d'un bon sentiment, il y a des risques de noyade, d'accident, de dérapages", a-t-il soutenu, invitant les jeunes "à ne pas se laisser influencer". Et de pointer : "Il y a un risque de surenchère et un réel danger, et les accoutrements des participants sont souvent ridicules ou humiliants". "Pensez à votre avenir", a d'ailleurs également posté la DGPN sur son compte Twitter en insistant pour que les jeunes ne se laissent pas "influencer". Reste à savoir si, comme pour la "necknomination" qui avait fait plusieurs morts avant de tomber en désuétude, ce jeu tombera vite à l'eau.

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