Pour ses 40 ans, la marche des fiertés réclame la "PMA pour toutes"

DirectLCI
GAY PRIDE - Ce samedi se déroule la 40e marche des fiertés à Paris (ex gay pride) où des dizaines de milliers de personnes sont attendues pour réclamer, entre autres, "la légalisation de la PMA pour toutes". L'association SOS homophobie souhaite également mettre la situation en Tchétchénie au cœur des revendications.

"1977-2017 : 40 ans de marche, 40 ans de luttes". Ce texte, accompagné d'une photo d'un poing fermé posté sur parterre arc-en-ciel, illustre l'affiche de la 40ème marche des fiertés parisienne - anciennement Gay pride -. "On va marcher pour la quarantième fois avec beaucoup de conviction, assure Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT, l'association qui organise la Marche. Non seulement pour réclamer des droits mais également pour lutter contre cette homophobie ordinaire et banalisée, y compris dans les médias."


Le mot d'ordre politique de cette année : "La légalisation de la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes, sans condition et sans restriction", aujourd'hui uniquement accessible aux couples hétérosexuels. Emmanuel Macron, au printemps 2017, s'était dit "favorable" à son ouverture "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires". C'est une question de justice sociale, de lutte contre les discriminations et d'urgence sanitaire", estime Clémence Zamora-Cruz.


En tout, 88 associations et organisations doivent participer à cette marche, dont SOS homophobie, qui place également la légalisation de la PMA au cœur de l'évènement. "On demande au gouvernement un calendrier législatif précis", confirme Joël Deumier, président de SOS homophobie. "Les personnes LGBT attendent la PMA depuis 2013. On va mettre le gouvernement face à ses responsabilités et il ne peut pas tourner les talons et dire : ‘finalement non'. Cette majorité doit travailler et agir."

En vidéo

ARCHIVES 2016 - Marche des fiertés : hommage aux victimes d’Orlando

Partir de la Concorde est très symboliqueClémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT

La situation en Tchétchénie - où les homosexuels sont persécutés - devrait également s'inviter dans le cortège. "Dans les faits, on sait que le quai d'Orsay agit, estime Joël Deumier, président de SOS Homophobie. Mais il faut renforcer la politique d'accueil des réfugiés en France et ailleurs". Clémence Zamora-Cruz de l'Inter-LGBT indique que, si la Tchétchénie n'est pas au programme de ce défilé, "c'est un sujet sur lequel on travaille et nous n'oublions pas qu'il reste 72 pays qui pénalisent l'homosexualité dans le monde".

Le cortège partira de la place de la Concorde ce samedi à 14h pour finir sa marche place de la République où se tiendra un concert de 17h à 22h. "Partir de la Concorde est très symbolique, se réjouit la porte-parole de l'Inter-LGBT. Les chars vont se préparer et le cortège va sortir en faisant place à l'Assemblée nationale". C'est là aussi là que, le 1er décembre 1993, des militants d'Act up avaient habillé l'obélisque d'une capote géante.

Gay Pride de nuit

En plus du traditionnel défilé, une Pride de nuit sera également organisée pour la troisième année consécutive. Sur l'évènement Facebook, près de 1.300 personnes ont indiqué qu'elles participeraient à l'évènement. Un rassemblement est prévu à 18h avec des prises de parole avant le départ Place Baudoyer. Les manifestants traversont notamment Le Marais, quartier gay emblématique de la capitale. 


Dans un rapport rédigé par Jean-Luc Roméro sur l'attractivité de Paris pour les LGBTIQ et remis à la maire de Paris Anne Hidalgo, une des recommandations propose l'identification du Marais comme "Gay Village" à travers la mise en place d'une signalétique appropriée (banderole/panneau de bienvenue) et l’accompagnement des commerçants volontaires (Rainbow Flag sur les devantures, etc.).

Dans Le Marais justement, plusieurs passages piétons se sont déjà parés des couleurs du "rainbow flag" pour l'occasion. De telles initiatives ont déjà été prises notamment dans des grandes villes américaines et européennes comme San Francisco, New York, Bruxelles ou plus récemment Atlanta.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter