A Roissy, des "signaux faibles de radicalisation"

A Roissy, des "signaux faibles de radicalisation"

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ENQUETE - la gendarmerie des transports aériens a perquisitionné jeudi les casiers des salariés d'une filiale d'Air France, à la recherche de signes de radicalisation.

Presque une semaine après les attentats qui ont frappé Paris, les perquisitions se poursuivent. Jeudi, 70 militaires de la Gendarmerie des transports aériens ont fouillé quelque 2000 casiers  d'un vestiaire de l'aéroport de Roissy, mettant à jour des objets révélant un "prosélytisme avancé" et des "signaux faibles de radicalisation", a annoncé la préfecture déléguée aux aéroports.

Ce sont notamment les salariés de l'entreprise Servair, filiale d'Air France chargée de la restauration et de la logistique aéroportuaire, qui étaient visés par ces investigations. Au cours de l'opération, les enquêteurs ont donc mis à jour des éléments révélant le "prosélytisme avancé" de certains individus travaillant pour l'entreprise. "Par ailleurs, de nombreux objets dérobés au sein de l'entreprise ont été découverts de manière incidente et ont été remis au responsable sûreté", a ajouté le préfet, précisant qu'une plainte devrait être déposée par l'entreprise victime de ces vols.

Depuis janvier, une dizaine de badges d'accès retirés

En fonction des résultats de l'enquête, les titulaires des casiers suspects pourraient se voir retirer leur badge d'accès à la zone réservée, estime une source aéroportuaire. Depuis les attentats de janvier contre les locaux de Charlie Hebdo, une dizaine de personnes se sont ainsi vues retirer leur badge, "parce qu'ils avaient une pratique religieuse radicale ou étaient en contact avec des radicaux", a-t-elle ajouté.

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