Accident de Millas : leur bus suivait celui qui a été percuté, elles racontent la peur et l'insoutenable

RÉCIT - Trois jours après la collision entre un TER et un autocar scolaire ayant fait cinq morts parmi les jeunes passagers, des collégiennes qui se trouvaient à bord du véhicule qui suivait le bus accidenté livrent leur témoignage à TF1. Des gestes de la conductrice aux scènes de cauchemar qui ont suivi le choc, les images les ont marquées à vie.

Elles étaient assises dans le bus qui suivait le véhicule accidenté. Trois jours après la violente collision de Millas entre un TER et un autocar scolaire ayant fait cinq morts parmi les jeunes passagers, deux collégiennes ont livré leur témoignage à TF1 ce dimanche. Des gestes de leur conductrice aux scènes de cauchemar qui ont suivi le choc, elles décrivent la peur et l'insoutenable. "Ils ont sorti les enfants qui étaient devant, ils les ont mis par terre, et ceux de derrière, on n'a pas vu parce que je suis partie derrière le bus. J'étais trop traumatisée", raconte l'une d'elles. Pour cette jeune fille, âgée de quatorze ans, traverser un passage à niveau est aujourd'hui terrorisant. "Ca me fait trembler, j'ai peur que les barrières ne se ferment pas encore et qu'il arrive le même truc" confie-t-elle, visiblement sous le choc.


Si le procureur de Marseille a indiqué que les témoignages recueillis "ne sont pas concordants", la majorité d'entre eux plaidant "en faveur de barrières fermées", l'adolescente explique se souvenir précisément des gestes de la conductrice du car accidenté. "Les barrières étaient ouvertes et ça n'a pas sonné. Du coup, normal, elle est passée et de loin elle a vu le train arriver", raconte-t-elle. Et de poursuivre : "Elle a essayé de partir mais on ne sait pas, elle était bloquée. On la voyait, elle regardait ses pédales, elle essayait d'appuyer mais elle y arrivait pas, elle arrivait pas à avancer ni à reculer, et on voyait qu'elle stressait."

"Elle avait fait une crise d'asthme"

Une autre élève, installée dans le même bus et âgée pour sa part de treize ans, corrobore cette version.  "On n'était pas collé (à l'autre bus), il y avait quelques mètres : les barrières étaient ouvertes, il n'y avait pas de clignotant ni rien, donc le bus a continué", détaille celle qui a par la suite fait preuve de beaucoup de sang froid. "J'ai aidé une petite à prendre sa ventoline car elle avait fait une crise d'asthme (...) je suis allée voir les sixièmes et je leur ai dit d'appeler leurs parents. Il y en avait beaucoup qui pleuraient et ils avaient peur surtout."


Pour rappel, sur les 18 collégiens blessés, le pronostic vital de six reste engagé. Il s'agit d'un des accidents les plus meurtriers impliquant un transport d'enfants depuis 1982. 

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Collision mortelle entre un train et un bus scolaire à Millas

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter