Accident de Schumacher : les avancées de l'enquête en 5 points

Accident de Schumacher : les avancées de l'enquête en 5 points

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ENQUETE – Sans donner beaucoup de précisions, la conférence de presse attendue du procureur de la République d'Albertville sur l'accident de ski dont a été victime Michael Schumacher a confirmé que l'ancien pilote de F1 maîtrisait son allure au moment de l'accident. Le matériel de ski ne serait pas en cause.

Dix jours après le dramatique accident de ski dont a été victime Michael Schumacher à Méribel, le procureur de la République d'Albertville, Patrick Quincy, a tenu mardi une conférence de presse afin de faire un point sur l'enquête en cours. Dans quelles circonstances est intervenu l'accident ? A quelle vitesse skiait l'ancien champion de F1 ? La piste était-elle suffisamment balisée ? Beaucoup de questions restaient en suspens avant cette conférence qui, au final, n'a fourni que peu de précisions quant à l'état actuel des investigations.

> Schumacher skiait-il trop vite ?
Le procureur de la République, accompagné des gendarmes en charge de l'enquête, n'a pas donné l'allure exacte à laquelle skiait Michael Schumacher. Une donnée "difficile à déterminer" selon lui, qui devra être estimée à partir de l'analyse minutieuse de la vidéo filmée depuis la caméra fixée sur le casque de la victime .

Cette vitesse a néanmoins été qualifiée de "normale" au vu du terrain sur lequel évoluait le champion, visiblement "bon skieur". Le commandant de gendarmerie Stéphane Bozon, en charge des investigations, a notamment précisé que Michael Schumacher effectuait des virages à la manière d'une godille au moment de l'accident, laissant suggérer qu'il faisait en sorte de maitriser sa vitesse dans la courte zone hors-piste caillouteuse et peu pentue dans laquelle il se trouvait et qui ne permet pas de réaliser des virages marqués.

> La vidéo du casque "lisible"
D'une durée de deux minutes, le film issu du casque de Schumacher est "parfaitement lisible", a précisé le magistrat. Elle montre que les skis du pilote sont passés sur un rocher qui l'a fait chuter. La tête de Michael Schumacher a alors heurté un autre rocher à trois mètres de l'impact, provoquant le grave traumatisme crânien qui l'a laissé dans un état critique . Ce rocher se trouvait à "huit mètres du bord de la piste", selon les constatations des enquêteurs.

> Pas de seconde vidéo
Le procureur a par ailleurs souligné ne pas disposer d'une seconde vidéo, évoquée pourtant il y a quelques jours par le quotidien allemand Der Spiegel. Filmée depuis la piste, elle montrerait l'accident du septuple champion du monde. Le procureur d'Albertville s'est néanmoins dit "dubitatif" sur l'existence de cette vidéo.

> Le balisage de la piste était-il conforme ?
Sur la question du balisage de la piste, "les constatations que nous avons pu faire démontrent que ces normes sont respectées", a poursuivi Patrick Quincy. Pour se rendre sur ce court espace hors-piste situé entre deux pistes balisées, Michael Schumacher a en effet dû passer des jalons définissant clairement que la zone sur laquelle il allait évoluer n'était plus balisée.

> Le matériel de ski est-il en cause ?
Le matériel de Michael Schumacher en cours d'expertise ne serait, semble-t-il, pas en cause, a-t-on précisé. Le commandant Bozon a ainsi décrit des skis "en parfait état au départ. Quasiment neufs. Et des fixations en bon état."

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