Accueil des réfugiés syriens : le plan européen en 5 points

Accueil des réfugiés syriens : le plan européen en 5 points
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PLAN URGENCE - Le président de la Commission européennes, Jean-Claude Juncker, a détaillé mercredi devant le Parlement européen les mesures prises pour accueillir dans l'urgence près de 160.000 réfugiés, venus principalement de Syrie. Metronews vous en donne l'essentiel.

Gérer l'urgence humanitaire sans donner l'impression d'improviser. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a détaillé mercredi matin devant les eurodéputés les mesures qui ont été décidées cette semaine pour faire face à la crise des réfugiés, principalement d'origine syrienne, alors que les pays membres, partis divisés sur le sujet, accueillent les premiers migrants. Cinq priorités sont à retenir.

 L'accueil de 160.000 réfugiés avant l'hiver
Comme François Hollande l'a annoncé lundi , un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne doit se réunir le 14 septembre pour organiser la "relocalisation d'urgence" de près de 160.000 réfugiés. La France s'est engagée à accueillir 24.000 de ces réfugiés, dont les premiers sont arrivés mercredi matin. Alors que certains maires de droite ont annoncé leur intention de n'accueillir que des réfugiés "chrétiens", Jean-Claude Juncker a rappelé le droit international : "Il n'y a pas de religion, pas de croyance, pas de philosophie quand il s'agit de réfugiés". Depuis début 2015, un demi-million de réfugiés a frappé à la porte de l'Europe.

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 Faciliter les procédures de demande d'asile
Le traitement des demandes d'asile est un processus très long. En France, il prend en moyenne deux ans . Pour éviter de nouvelles situations chaotiques dans les Etats-membres, la Commission européenne va établir "une liste commune des pays d'origine sûrs". Cette nomenclature devra permettre "une distinction plus nette entre les personnes qui ont clairement besoin d'une protection internationale et celles qui quittent leur pays pour d'autres raisons et ne peuvent pas prétendre à l'asile".

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 Des fonds européens pour l'intégration des réfugiés
L'Union va débloquer des fonds européens "pour soutenir les efforts" des pays d'accueil pour l'intégration des réfugiés, sans plus de détails. En France, le ministre des Finances Michel Sapin a estimé cet effort à "quelques millions d'euros", mais l'opposition estime qu'il sera beaucoup plus élevé. Jean-Claude Juncker a également plaidé pour que les demandeurs d'asile puissent travailler durant la période d'examen de leur dossier, une disposition qui existe déjà en France.

 Renforcer la police aux frontières européennes
Une nouvelle fois, le président de la Commission européenne a plaidé pour un "renforcement" de Frontex, afin de faire évoluer ce dispositif "vers un système européen de garde-frontières et de garde-côtes qui soit pleinement opérationnel". L'espace Schengen est sous pression, avec une hausse de 250 % du nombre de migrants illégaux ayant franchi les frontières début 2015. Là encore, le coût financier de ce redéploiement n'a pas été précisé.

 Réorganiser l'immigration légale
Alors que le débat sur l'immigration est particulièrement sensible en France, le Front national en ayant fait sa priorité , Jean-Claude Juncker a annoncé, pour le début de l'année 2016, "un paquet de mesures sur l'immigration légale". L'Union européenne va notamment étudier "l'ouverture de canaux légaux de migration", avec des chemins balisés et "contrôlés" afin de "mieux gérer la migration et de rendre moins attrayante l'activité illégale des trafiquants d'êtres humains".

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