Aéroports de Paris : les appels à la grève se multiplient à l’approche des vacances

Des passagers faisant la queue à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, le 25 avril 2021.

MOUVEMENT SOCIAL - Alors qu’un vaste mouvement de grève est déjà prévu au sein d’Aéroport de Paris du 1er au 5 juillet, une autre mobilisation est annoncée du 18 au 20 juin et viendrait, elle aussi, perturber les premiers départs en vacances.

Alors que les grandes vacances d’été approchent, un nouveau préavis de grève a été déposé par deux syndicats d’Aéroports de Paris. La CGT et la CFE-CGC ont lancé, lundi 14 juin, un appel à la mobilisation pour le week-end du 18 au 20 juin. Un nouvel élan alors même qu’une "action d’envergure", suivie par l’ensemble des syndicats cette fois-ci, est prévue du 1er au 5 juillet. "Les personnels ont fait savoir qu'ils voulaient commencer des actions dès à présent", a rapporté Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT. 

Les syndicats comptent profiter de ces premiers gros week-ends de départs en vacances pour demander le retrait du plan d'adaptation des contrats de travail (PACT). Ce projet a été décidé par la direction d’ADP, considérablement affecté par la pandémie de Covid-19, et prévoit des économies grâce à des baisses de salaire et un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). 

Suppression d'un mois de salaire selon les syndicats

Une perspective que refusent les syndicats. Le PACT va "supprimer définitivement plus d'un mois de salaire à tous les salariés et les obliger à accepter des mobilités géographiques génératrices de temps de trajets supplémentaire", ont dénoncé la CGT, la CFE-CGE, l'Unsa, la CFDT et FO. De son côté, Augustin de Romanet, PDG d’ADP, a préféré parler de suppression de primes "qui vont conduire à ce que d'ici 2023, un certain nombre de personnes pourraient perdre entre 1, 2, 7% au maximum de leur rémunération", a-t-il précisé samedi 12 juin sur Europe 1.

En cas de refus, les salariés s'exposent à un licenciement dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi qui fait également bondir les syndicats. Car en décembre dernier, ils avaient déjà signé un accord pour une rupture conventionnelle collective qui prévoit 1150 départs en 2021, dont 700 non remplacés. "Comment l'État, actionnaire majoritaire, (...) peut-il laisser (le PDG d'ADP) engager un plan social destructeur et sans aucune justification économique alors que 1.150 salariés partent déjà", avaient fustigé les organisations syndicales.

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Interrogé sur la possibilité que ces appels à la grève engendrent des perturbations, Augustin de Romanet a promis de "faire tous les efforts pour que la réponse soit non".

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