Affaire Agnelet : après une menace de suicide, le procès entre dans sa phase finale

Affaire Agnelet : après une menace de suicide, le procès entre dans sa phase finale

DirectLCI
JUSTICE - Le troisième procès de Maurice Agnelet a viré au drame familial mercredi, une des ex-femmes de l'accusé menaçant son fils de se suicider après une confrontation riche en émotions. Il rentre aujourd'hui dans sa dernière ligne droite avec les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire de l'avocat général.

"Quand Maurice Agnelet ne tue pas, il détruit." Par ces mots, l'avocat des parties civiles, Me Hervé Temime, a débuté jeudi sa plaidoirie devant le tribunal de Rennes lors du procès Agnelet. Ce dernier s'achève en effet vendredi, après quatre semaines intenses marquées par l'éclatement sous les yeux des jurés de la famille de cet homme de 76 ans, suspecté du meurtre de sa maîtresse Agnès Le Roux en 1977.Un psychodrame qui a connu un dernier rebondissement dans la soirée.

Lire aussi >> Nouvelle enquête sur fond de guerre familiale

Annie Litas, la mère de Guillaume Agnelet qui accuse son père d'avoir tué sa maîtresse Agnès Le Roux, a en effet menacé son fils de se suicider. "Tu vas pouvoir dormir tranquille avec la mort de ta mère sur la conscience", a écrit la première épouse de Maurice Agnelet, âgée de 72 ans, dans ce message adressé à son fils dans la soirée. "Il est urgent que les pompiers se déplacent à son domicile", a commenté l'avocat de Maurice Agnelet, François Saint-Pierre.

Des zones d'ombre

Nul doute que l'avocat de Maurice Agnelet aura en tête ce conflit familiale au moment de prendre la parole vendredi. Entre temps, l'avocat des parties civiles, Me Hervé Temime, mais aussi l'avocat général, Philippe Petitprez, devraient revenir point par point sur les charges qui pèsent sur l'accusé et les contradictions qui ont émaillé ses déclarations tout au long des audiences. Car depuis leur début, le 17 mars dernier, plus de 36 ans après les faits, une charge revient sans cesse : après la disparition de la riche héritière d'un casino niçois, l'argent que les deux amants avaient sur un compte commun s'est retrouvé sur un compte ouvert au seul nom de Maurice Agnelet.

Si l'emploi du temps de l'avocat laisse également percevoir des zones d'ombres, c'est surtout le témoignage de son fils qui a fait frémir les jurés : Guillaume Agnelet est venu à la barre mercredi pour désigner son père comme l'auteur du crime. Une certitude évoquée dès lundi et fondée sur différentes confidences de ses propres parents, que ceux-ci ont niées en bloc mercredi, dans un climat de très grande tension.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter