Affaire Aquilino Morelle : enquête ouverte par le parquet financier

Affaire Aquilino Morelle : enquête ouverte par le parquet financier

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AFFAIRE – L'ancien conseiller du chef de l'Etat, Aquilino Morelle, est visé par une enquête du parquet national financier. Celle-ci a été ouverte vendredi, soit le jour où ce proche de François Hollande démissionnait.

Après la démission, l'enquête. Contraint de quitter l'Elysée suite aux accusations de conflit d'intérêts de Mediapart, le conseiller politique de François Hollande, Aquilino Morelle, 51 ans, doit maintenant affronter une procédure ouverte vendredi par le parquet national financier. Après la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, c'est la deuxième institution créée suite au scandale Cahuzac à s'emparer de cette nouvelle affaire qui vient gêner François Hollande.

Au moment de l’annonce de sa démission , vendredi, celui qui venait d'être nommé directeur de la communication de l'Elysée avait affirmé avoir pris cette décision à la fois pour "être entièrement libre de répondre (aux) attaques" le visant et "ne pas gêner l'action du président de la République".

Pas d'autorisation délivrée par l'Igas

L'ex-plume du chef de l'Etat, qui clame son innocence , n'aurait cependant pas eu vraiment le choix. La situation devenant "très difficile", il lui a été proposé soit de démissionner lui-même, soit d'être démis de ses fonctions, a ainsi précisé l'entourage de François Hollande, soulignant que la décision a été prise dès jeudi soir.

Dans une enquête parue jeudi , Mediapart affirme qu'Aquilino Morelle a été rémunéré 12.500 euros en 2007 par un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). L'organisme, chargé d'évaluer et de contrôler les politiques sociales, a assuré pour sa part ne pas avoir délivré d'autorisation à ce médecin, également diplômé de l'ENA, pour travailler dans l'industrie pharmaceutique.

Les investigations de Mediapart, qui rapportent en outre qu'Aquilino Morelle se faisait cirer ses luxueuses chaussures dans un salon de l'hôtel Marigny, proche de l'Elysée, ont contribué à ternir l'image de l'un des artisans de la victoire de François Hollande à la présidentielle.

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