Affaire des enfants violentés : les assistantes maternelles en veulent aux médias

Affaire des enfants violentés : les assistantes maternelles en veulent aux médias

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REBOND - Alors qu'on a appris ce mardi matin qu'une nounou avait été mise en examen pour violences sur des enfants qu'elle gardait, les assistantes maternelles ont envoyé un communiqué pour qu'on ne les confondent pas avec d'autres professionnelles, non formées.

Ce mardi matin, l'information a fait le tour des médias : une "nounou" de 46 ans mise en examen pour violences sur les enfants qu'elle gardait. Les parents, alertés par un changement d'attitude de leurs deux fillettes, avaient placé une caméra de surveillance dans l'appartement. Mais pour éviter les répétitions, certains médias ont alors qualifié la nounou "d'assistante maternelle" . Une hérésie pour les 350 000 "assmat" de France.

"Une fois encore la profession d’assistante maternelle est mise en cause alors même qu’elle n’est pas concernée par les faits", indique un communiqué publié à la mi-journée. "Ce qui est déplorable dans cette affaire, au-delà du préjudice subi par les enfants et qui doit être dénoncé et puni à la hauteur de sa gravité, c’est de porter encore une fois atteinte à l’ensemble d’une profession qui s’est donnée les moyens d’offrir aux enfants un accueil et une éducation de qualité, et ce sous contrôle de services mandatés à cet effet", poursuit le texte.

EN SAVOIR + >> La nounou qui violentait les enfants piégée par une caméra

"Une assistante maternelle reçoit une formation de 120 heures, elle est agréée par le conseil général et reçoit les enfants chez elle, nous détaille Philippe Duval, rédacteur en chef du mensuel Assistantes maternelles Magazine . Une 'nounou' n'a quant à elle pas besoin d'agrément pour exercer et se déplace généralement chez les parents". Autre différence : l'assistance maternelle est régulièrement contrôlée par les services de la protection maternelle infantile (PMI). Attention cependant, pas d'agrément ne signifie pas forcément garde au rabais : beaucoup de "nounous" ont des diplômes (BAFA, CAP, ...) et tout au moins une certaine expérience.

Car le fait divers de ce mardi n'en soulève pas moins un problème symptomatique de la capitale. "Les assistantes maternelles sont très peu nombreuses à Paris, explique Philippe Duval. Les loyers sont très élevés et elles n'ont souvent pas assez de surface pour accueillir des enfants. Les parents qui n'ont pas obtenu de places en crèche se tournent alors vers des nounous."

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