Affaire Grégory : le compagnon de Murielle Bolle "pense qu'elle est innocente"

TÉMOIGNAGE - Dans une interview accordée à nos confrères du Parisien, le compagnon de Murielle Bolle, mise en examen jeudi pour enlèvement de mineur suivi de mort et placée en détention provisoire, s'est dit "dans un état de grande tristesse".

"On s’y attendait quand même dernièrement." L'interpellation de Murielle Bolle mercredi dernier n'a pas vraiment surpris son compagnon. En effet, depuis les récents rebondissements dans l'affaire Grégory, l'audition de la jeune femme n'était plus qu'une question de temps pour ses proches. Dans une brève interview accordée à nos confrères du Parisien, l'homme s'est dit "dans un état de grande détresse". "Ça me touche, ça touche plein de personnes ici", a-t-il ajouté avant d'assurer être "soutenu".


Témoin clé de l'affaire Grégory en 1984, Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire jeudi, deux semaines après la mise en cause d'un grand-oncle et d'une grand-tante de l'enfant. Les gendarmes avaient repris mercredi dans les Vosges sa garde à vue entamée il y a 32 ans, à l'issue de laquelle elle a été déférée à Dijon pour être présentée à la juge instruisant le dossier.

J’espère qu’elle va être libre et qu’elle va regagner son foyerLe compagnon de Murielle Bolle

Si l'homme a affirmé au quotidien "n'avoir aucune déclaration à faire" sur l'enquête et a émis le souhait de ne plus être "importuné" par les journalistes, il a tenu à adresser un message à Murielle Bolle : "Je l’aime très fort, je pense à elle, on pense à elle avec le gamin. J’espère qu’elle va être libre et qu’elle va regagner son foyer. Je pense qu’elle est innocente."


Dans le passé, les enquêteurs s'étaient déjà penchés sur le rôle de Murielle Bolle, mise en cause notamment par une plainte des parents de Grégory, mais l'information judiciaire s'était soldée par un non-lieu en 1988. 


Ils avaient notamment exploré une piste selon laquelle l'adolescente aurait pu prendre une part active à l'enlèvement de Grégory en lui injectant une dose d'insuline - prise à sa mère, diabétique - pour le plonger dans le coma. Un flacon et une seringue avaient été retrouvés au bord de la Vologne. Mais l'éventualité d'une "intention criminelle" de l'adolescente avait été écartée une nouvelle fois par la cour d'appel de Dijon en 1993, dans l'arrêt innocentant Christine Villemin, la mère de l'enfant.

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