Affaire Naomi Musenga : "C'est un cas isolé", assure l'urgentiste Patrick Pelloux

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RÉACTION - Patrick Pelloux, président de l'AMUF (association des médecins urgentistes de France), était sur LCI ce mercredi 9 mai pour réagir sur le cas de la jeune Naomi Musenga, morte quelques heures après que le Samu de Strasbourg a refusé de la prendre en charge. Il l'assure : selon lui, il s'agit d'un "cas isolé".

L'affaire Naomi soulève des questions. Cette jeune femme de 22 ans, moquée par le Samu en décembre dernier avant de décéder quelques heures plus tard à l'hôpital, à Strasbourg, met dans la lumière le métier d'urgentiste et de régulateur pour le Samu. Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, réagit à ce drame sur LCI, ce mercredi 9 mai.


Selon lui, cette mauvaise prise en charge est un "cas isolé". "Des situations comme celles-ci, oui", le personnel du Samu en vit souvent. En revanche, "des réponses des permanenciers de la sorte, non". "Il faut se garder, quand il y a un phénomène d'enquête et un drame pareil, de dire que tout le système est foutu."

C'est rarissimePatrick Pelloux

Il poursuit : "Quand on reprend l'enregistrement depuis le début, vous avez le passage des sapeurs-pompiers au Samu, toute la chaîne de secours qui ne croit pas ce que dit Naomi. C'est ça le drame. On pense à ce qu'elle a vécu, à sa douleur, à sa terreur, à ses parents, à ses proches (...) Cela fait deux jours qu'on est en train d'expliquer qu'il faut faire toute la lumière sur ce qu'il s'est passé pour en tirer les conséquences. (...) C'est un cas isolé, sur 3 millions d'appels au Samu, et je monte suffisamment au créneau pour dire qu'on a des manques de moyens et qu'il y a des dysfonctionnements, pour vous dire que je connais bien comment ça fonctionne partout en France : ça ne se passe quasiment jamais comme ça, c'est rarissime."

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