Garde à vue prolongée pour l'Afghan soupçonné de liens avec les talibans

Garde à vue prolongée pour l'Afghan soupçonné de liens avec les talibans

ARRESTATION - L'un des cinq Afghans rapatriés sur le sol français et mis sous surveillance pour des suspicions de liens avec les talibans a été placé en garde à vue lundi 23 août dans l'après-midi, après avoir rompu l'isolement auquel il était contraint. Celle-ci a été prolongée ce mardi.

L'un des cinq Afghans rapatriés en France et placés sous surveillance pour des soupçons de liens avec les talibans a été placé en garde à vue lundi 24 août dans l'après-midi, indique une source proche du dossier à LCI. Une garde à vue qui a été prolongée ce mardi, indique le parquet de Paris. 

Alors qu'il avait interdiction de sortir de l'hôtel de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, où il était contraint à l'isolement, il a été interpellé alors qu'il sortait de la ville et placé en garde à vue du chef de non-respect d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. 

Placé sous "mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance" (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes, il a ainsi rompu l'isolement auquel il était obligé, ainsi que sa quarantaine sanitaire. Il encourt désormais jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Suspecté d’avoir entretenu des liens avec les talibans, un homme afghan, rapatrié en France, avait été placé sous surveillance aux côtés de quatre de ses proches également rapatriés, a appris lundi 23 août l'AFP auprès du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. L'homme placé en garde à vue lundi soir ne serait pas le suspect principal, mais l'un des membres de sa famille aussi placés sous surveillance, selon nos sources. 

Une information confirmée ce mardi par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce mardi 24 août sur BFMTV. "Ce n'est pas l'Afghan qui a fait l'objet au départ de cette mesure de surveillance mais l'une des personnes qui l'accompagnait", placée aussi sous surveillance, qui a été placée en garde à vue, a-t-il indiqué, rappelant que cette personne "n'a pas respecté les mesures demandées d'isolement"

Cet accompagnant a été placé sous surveillance "par précaution" : pour l'heure, "il n'y a pas d'information sur un lien entre cette personne-là et le régime taliban", a indiqué également le porte-parole du gouvernement.

Sorti "quelques minutes" seulement de la zone balisée par la DGSI, selon Gérald Darmanin

Il n'est sorti que "quelques minutes" de la "zone que la DGSI lui avait demandé de garder", a précisé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur franceinfo ce mardi 24 août, assurant que cela ne posait "pas de problème"

Les cinq hommes afghans ont fait l'objet d'une "Micas" et sont sous "surveillance de la DGSI", faisant l'objet de mesures de "restriction de liberté", a précisé le ministre de l'Intérieur à l'AFP. 

Le suspect principal "a très largement aidé à l'évacuation de l'ambassade de France", a-t-il expliqué, indiquant que "nous pensons qu'il peut être lié aux talibans". D’après l’arrêté pris par le ministre, le suspect principal, né en 1995, a avoué avoir adhéré au mouvement et porté des armes en tant que responsable d’un barrage taliban à Kaboul. Toutefois, il "risquait des représailles importantes suite à son aide sur place", a précisé une source proche du dossier à l’AFP.

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L'homme "a aidé à l'évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France lors de l'évacuation de l'ambassade à un moment qui était incroyablement tendu" et "a probablement sauvé des vies", a confirmé Gabriel Attal sur BFMTV.

Le lien de l'homme avec les insurgés "reste à définir, des investigations sont en cours", a-t-il précisé, affirmant que des moyens étaient déployés pour garantir "la sécurité des Français". Toutes les personnes qui viennent sur le territoire français sont contrôlées, a-t-il assuré, dans un "contexte extraordinairement difficile"

"Nous avons souhaité que la totalité des Afghans ayant quitté Kaboul passent par la base militaire française d'Abou Dhabi" pour faire l'objet de vérifications par les services de sécurité français, a expliqué quant à lui Gérald Darmanin sur franceinfo, assurant qu'il n'y "a pas eu de failles" dans la surveillance des Afghans rapatriés en France. "Nous connaissons toutes les personnes qui sont arrivées sur notre sol, ramenées par l'armée française", a-t-il ajouté.

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