Agression sexuelle en direct dans TPMP : le CSA engage une procédure de sanctions contre C8

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DÉRAPAGE - Lors de son assemblée plénière, le CSA a prononcé ce mercredi une "mise en demeure" à l'encontre de l'émission de Cyril Hanouna "Touche pas à mon poste". Il réagit ainsi à la séquence pendant laquelle Jean-Michel Maire avait embrassé la poitrine d'une intervenante sans son consentement le 14 octobre dernier.

La scène avait choqué bon nombre de téléspectateurs le 14 octobre dernier. Après que le chroniqueur Jean-Michel Maire a embrassé la poitrine d'une intervenante sur le plateau de "Touche pas à mon poste", sans son consentement, le CSA avait été saisi de près de 500 signalements


Ce mercredi 23 novembre, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé de hausser le ton. Selon nos informations, il a en effet prononcé "une mise en demeure à l'encontre de C8." Une décision qui signifie, très concrètement, qu'une procédure de sanctions est clairement engagée contre la chaîne.

De la sanction pécuniaire à la suspension de l'émission

En effet, en avril 2010, D8, rebaptisée depuis C8, avait déjà reçu une mise en demeure de la part du CSA, au sujet de l'émission "Les perles du Net". Or, les règles du CSA sont très claires : lorsqu'une chaine cumule deux mises en demeure sur le même fondement juridique, y compris à plusieurs années de distance, elle s'expose à des  sanctions. Le dossier concernant C8 va donc être, selon la procédure, transmis à un rapporteur indépendant, qui va mener son instruction. Il fera ensuite ses préconisations de sanctions - qui s'échelonnent de la sanction pécuniaire à la suspension de l'émission - au  CSA. Ce dernier aura alors le dernier mot.


Le CSA a par ailleurs émis une "mise en garde" à l'encontre de la chaîne concernant une autre séquence de "Touche pas à mon poste". Il s'agit de la scène, diffusée le 27 septembre 2016, dans laquelle Mathieu Delormeau se fait appeler "bouffon" et "pleureuse" par Cyril Hanouna. Là encore, le gendarme de l'audiovisuel estime que "la diffusion de telles images" peut induire "des effets d'imitation auprès du jeune public".

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