Air France confirme que 1000 postes seront supprimés en 2016

SOCIÉTÉ

CRISE - La direction d'Air France a confirmé jeudi en comité central d'entreprise (CCE) qu'elle comptait supprimer "1000 postes" en 2016, via des départs volontaires, a déclaré son PDG Frédéric Gagey.

Une information déjà connue des salariés. Jeudi, en comité central d’entreprise (CCE), la direction d’Air France a confirmé qu’elle comptait supprimer "1 000 postes" en 2016, via des départs volontaires. "Le seul chiffre qui a été confirmé ce matin, dans l'hypothèse où nous partions bien dans cette dynamique de négociation (sur le plan "Perform 2020"), c'est que les seuls départs que nous envisageons pour 2016, ce sont des départs volontaires et pour 1 000 postes", a déclaré son PDG, Frédéric Gagey, lors d'un point presse.

Le secrétaire (CGT) du CCE, Didier Fauverte, l'a confirmé, regrettant le flou entretenu par la direction dans la matinée. "Les 1 000 suppressions de postes pour 2016, c'est acté", a-t-il dit à l'AFP, mais la direction est "incapable de dire dans quels secteurs ils seront supprimés". Direction et syndicats ont échoué fin septembre à s'entendre sur la mise en œuvre du plan de croissance et de productivité "Perform 2020", qui prévoit notamment que tous les navigants volent une centaine d'heures de plus par an. Faute d'accord, la compagnie a présenté le 5 octobre un plan de "restructuration" menaçant 2 900 postes en 2016 et 2017 (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1 700 personnels au sol).

Rassemblement près de l’Assemblée nationale

Les 1 900 postes menacés en 2017 "sont aujourd'hui suspendus au fait de trouver un accord avec les pilotes et les personnels au sol pour gagner en productivité", a ajouté Didier Fauverte. "Plus on fera d'accords et moins il y aura de suppressions de postes", a-t-il précisé. Sous le précédent plan de restructuration, entre début 2012 et fin 2014, les effectifs de la compagnie Air France ont baissé de 5500 postes, uniquement par des départs volontaires. Les personnels ont également consenti des pertes de jours de repos et un gel des salaires.

En début d'après-midi, plusieurs centaines de salariés s'étaient déjà rassemblés près de l'Assemblée nationale , pour défendre l'emploi et soutenir cinq de leurs pairs poursuivis pour violences en réunion.

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