Airbnb : vers une augmentation de la taxe de séjour ?

Airbnb : vers une augmentation de la taxe de séjour ?

Société
DirectLCI
FISCALITÉ - Le député LREM Joël Giraud, rapporteur général du budget, propose un amendement pour alourdir la taxe de séjour qui s'applique les meublés de tourisme. Les villes pourraient appliquer une taxe de 1 à 5% sur les réservations.

Les députés vont devoir se pencher sur la fiscalité des sites de réservation de meublés touristiques. La taxe de séjour qui s'applique aux locations sur Airbnb ou Abritel pourrait être fixée, entre 1 % et 5 % par nuitée. C'est ce que souhaite le rapporteur de budget et député LREM Joël Giraud, qui propose un amendement au projet de loi de finances dans ce sens. Les villes pourraient appliquer le taux de leur choix compris dans cette fourchette. 


Les députés doivent discuter de cet amendement ce vendredi. À l'heure actuelle, la taxe de séjour qui s'applique aux meublés touristiques est la même que pour les hôtels et dépend du nombre d'étoiles affiché : 3 euros pour un établissement 5 étoiles, 75 centimes pour un établissement à une étoile, 55 centimes pour un camping, etc. Le problème étant que les propriétaires de meublés touristiques sont peu nombreux à faire cette démarche de certification.

Une manne fiscale pour les grandes villes ?

Conséquence, selon le rapporteur du Budget : une concurrence "faussée" entre deux prestations égales mais inégalement taxées. Joël Giraud donne l'exemple de Bordeaux, où la taxe de séjour pour un meublé de tourisme sans certification se monte à 35 centimes par nuitée, contre 1,10 euros pour un hôtel 3 étoiles.

En vidéo

VIDÉO - Locations Airbnb à Paris : dans les pas d'une brigade anti-fraude

Autre argument avancé par le député LREM : la hausse des recettes fiscales des communes. La taxe de séjour est en effet reversée aux villes, et la réforme proposée par Joël Giraud permettrait à certaines métropoles de toucher des millions en plus. L'adjoint aux finances de la Mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, estime qu'un taux de 5 % permettrait à Paris de percevoir 10 à 20 millions d'euros supplémentaires, rapportent Les Échos. Le quotidien rappelle que, sur les 69 millions d'euros de taxe de séjour perçus par Paris en 2016, 6,5 millions proviennent de locations Airbnb. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter