Aix : procès d'un agent pénitentiaire accusé d'avoir abusé de sa nièce de 13 ans

Aix : procès d'un agent pénitentiaire accusé d'avoir abusé de sa nièce de 13 ans

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JUSTICE – Un surveillant pénitentiaire comparait ce vendredi devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence (Bouches du Rhône) pour agression sexuelle sur mineur. En 2012, ce trentenaire aurait abusé pendant plusieurs mois de sa nièce alors âgée de 13 ans.

C'est sur Facebook que sa compagne a découvert sa "liaison". Ce vendredi à 14 heures, un surveillant pénitentiaire sera jugé pour agression sexuelle commise entre août et décembre 2012 sur sa nièce de 13 ans. Agé de 34 ans aujourd'hui, Thomas* est soupçonné d'avoir notamment contraint Sandra* à regarder des films pornographiques, à le masturber et à accepter des attouchements divers.

Interpellé le 10 décembre 2012 après que sa compagne a signalé quatre jours plus tôt à la police sa disparition, il a reconnu partiellement les faits pendant sa garde à vue indiquant "avoir fait preuve de faiblesse face la tentation". 

Accusé de "manipulation"

Selon les dires du prévenu, Sandra était "délurée, en demande et influencée par les comportements libertins de ses parents". L'adolescente, qui a fait une tentative de suicide quand sa famille a appris les faits, parle, elle, de "manipulation". Au juge d'instruction, elle avait d'ailleurs précisé qu'elle s'était "montrée réticente au début" et qu'elle "avait fini par céder".

Pendant l'instruction, Sandra a évoqué des "attouchements", "des baisers", "pénétrations vaginales" et le visionnage de "films à caractère pornographique" que lui aurait infligés le trentenaire. Elle aurait également précisé ne pas avoir su "comment réagir face à l'attitude de son oncle". Enfin, elle aurait ajouté "être finalement tombée amoureuse" de celui avec qui elle correspondait via Facebook à travers des conversations "au contenu cru" selon une source proche du dossier.

Un agent "très sérieux"

Dans un témoignage publié le 9 janvier 2013 dans Closer, Sandra indique que son agresseur présumé lui aurait "demandé de ne rien dire à ses parents pour ne pas ruiner sa vie". Sans la découverte de cette liaison sur Facebook, les abus commis par son oncle auraient peut-être duré beaucoup plus longtemps.

Décrit comme "un agent pénitentiaire très sérieux pour lequel son supérieur n'avait que des retours positifs", Thomas avait aussi un goût prononcé pour l'alcool. Il aurait d'ailleurs commis un certain nombre d'agressions sur sa nièce alors qu'il était ivre. Selon un expert, il présentait également les "traits d'un trouble de personnalité narcissique" qui a pu renforcé "le profil criminologique d'un abuseur sexuel".

L'avocat de la victime n'a pas souhaité faire de commentaire.

* Les prénoms ont été modifiés

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