Alcool : faut-il instaurer un prix plancher ? La mesure choc de médecins

Alcool : faut-il instaurer un prix plancher ? La mesure choc de médecins

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SANTÉ - Pour lutter contre l'alcoolisme, un collectif de médecins propose de "taxer l'alcool proportionnellement au contenu en grammes d'alcool et définir un prix minimum de vente par unité d'alcool", peu importe la boisson.

Face au danger de l'alcool, ils proposent des mesures chocs. Un collectif de médecins et de militants contre l'alcoolisme ont défendu, lundi, l'instauration d'un prix plancher par unité d'alcool pour lutter contre une consommation excessive, "responsable annuellement en France de 49.000 morts dont 15.000 cancers", écrivent-ils.


Ce collectif propose en tout "10 mesures efficaces" :  instaurer une taxe proportionnelle au contenu en grammes d'alcool, "définir un prix minimum de vente par unité d'alcool", quelle que soit la boisson, mais aussi "indiquer sur les contenants la quantité en grammes d'alcool et de sucre, le nombre de calories de manière claire, lisible et contrastée". 

Autre mesure suggérée : "interdire sur tout support toutes les mentions supplémentaires non légales du type 'à consommer avec modération'" et "inscrire sur les contenants et sur toute publicité pour une boisson alcoolisée la mention 'l'alcool est dangereux pour la santé' de manière claire, lisible et contrastée". 


Parmi les signataires de ce texte, on trouve les addictologues Amine Benyamina, Michel Reynaud et Nicolas Simon, des spécialistes de santé publique, Bernard Basset et Gérard Dubois, des pneumologues, Irène Frachon et Albert Hirsch, un épidémiologiste, Catherine Hill, et un nutritionniste, Serge Hercberg.

La puissance de lobbying d'une industrie qui infiltre tous les niveaux de la sociétéLes signataires

Ces professionnels de la santé dénoncent également "la désinformation soigneusement organisée par la filière alcool" et "la puissance de lobbying d'une industrie qui infiltre tous les niveaux de la société (...) jusqu'au plus haut niveau de l'État". Ces médecins avaient déjà interpellé Emmanuel Macron sur cette problématique, début mars, alors que le président avait confié boire "du vin le midi et le soir" et assuré que la loi ne serait pas durcie sous son mandat.

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'était quant à elle opposée, fin mars, à la mention "l'alcool est dangereux pour la santé" car "cette phrase-là peut laisser penser qu'on est pour une action de prohibition, c'est-à-dire qu'on ne veut pas d'alcool du tout, or ce n'est pas le cas aujourd'hui", avait-elle argué. Avec le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, elle a invité jeudi les représentants de la filière viticole afin de les "associer aux politiques publiques de prévention".

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