Alerte aux faux policiers sur la route : quelles sont les précaution à prendre ?

Alerte aux faux policiers sur la route : quelles sont les précaution à prendre ?

SÉCURITÉ – Les forces de l'ordre alertent sur la recrudescence des braquages d'automobilistes par de faux policiers. Metronews a interrogé Alain Archaimbault, capitaine de gendarmerie de l'escadron de la sécurité routière des Bouches-de-Rhône, sur la manière de repérer ces malfaiteurs et sur la conduite à tenir face à eux.

A quoi reconnaît-on un faux policier ? Le groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône tire la sonnette d'alarme sur la recrudescence des vols d'automobilistes commis par des malfaiteurs déguisés en agents des forces de l'ordre, parlant d'une "reprise notable" de ces méfaits sur les autoroutes de Provence Alpes Côte d'Azur et du Languedoc-Roussillon, après le dépôt de plus d'une dizaine de plaintes depuis fin juin. Un phénomène loin de se circonscrire à ces régions : ces dernières semaines notamment, un gang de faux policiers mais vrais "car-jackers" a écumé les routes des Yvelines . Pour les éviter, plusieurs éléments peuvent mettre la puce à l'oreille des potentielles victimes - en grande majorité des conducteurs de voitures immatriculées à l'étranger - , nous explique le capitaine Archaimbault, de l'escadron de la sécurité routière des Bouches-de-Rhône.

Ils ne portent pas d'uniforme
Les gendarmes et policiers chargés de surveiller le réseau autoroutier portent toujours une tenue réglementaire. Les bandits de la route, eux, agissent en civil, se contentant d'arborer (mais ce n'est même pas toujours le cas) des brassards ou des casquettes. "Dans de rares cas, les victimes ont dit qu'ils portaient des polos bleus ressemblant à ceux des gendarmes", note toutefois le capitaine Archaimbault. Autre signe distinctif : leur voiture. Alors que les vraies patrouilles de surveillance opèrent avec des véhicules siglés, le leur, "parfois en mauvais état", est simplement équipé d'un gyrophare.

Ils restent derrière et font des appels de phare
"Leur façon de faire est vraiment cavalière", souligne le capitaine Archaimbault. Les voleurs, qui agissent généralement à deux ou à quatre entre 2 et 6 heures du matin, ciblent, comme les forces de l'ordre peuvent le faire, les véhicules en circulation. "Mais ils restent derrière, actionnent le gyrophare et font des appels de phare. Nous, on se porte toujours à hauteur d'un véhicule, en parallèle, et l'automobiliste peut immédiatement nous reconnaître".

Ils arrêtent sur la bande d'arrêt d'urgence
Autre anomalie dans leur mode opératoire : ils effectuent généralement leur faux contrôle de routine sur la bande d'arrêt d'urgence, ce qu'un vrai agent ne ferait jamais. "Lorsque l'on contrôle un véhicule de nuit, c'est toujours hors des voies de circulation, dans un endroit éclairé qui offre toutes les garanties de sécurité", assure Alain Archaimbault. Avec ces malfaiteurs, poursuit-il, tout se passe ensuite très vite, parfois en "moins d'une minute". Après avoir braqué des lampes torches sur l'automobiliste pour "jouer sur l'effet de surprise", ils réclament des papiers et fouillent le véhicule sous un faux prétexte, par exemple pour rechercher des stupéfiants. Ensuite, ils "détroussent les occupants avant de prendre la fuite en ayant parfois pris soin de voler les portables et les clés des véhicules pour retarder l'alerte", précise le communiqué diffusé par le groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône. Celui-ci souligne que "les gendarmes et policiers peuvent tout à fait contrôler les documents administratifs". Mais qu'en revanche, "jamais les forces de l'ordre ne presseront les usagers à leur remettre sacs, sacoches ou autres portefeuilles".

Ce qu'il faut faire s'ils sont derrière vous
C'est bien beau de repérer le petit manège de ces pirates d'autoroutes, mais quelle conduite adopter s'ils tentent de s'en prendre à vous ? "La semaine dernière, un usager qui connaissait le phénomène a compris à qui il avait affaire, il a accéléré et prévenu immédiatement le 17. Les voleurs ont lâché prise", raconte le capitaine Archaimbault. Qui conseille donc de refuser les contrôles paraissant suspicieux : "En cas de doute, il faut tout de suite composer le 17 ou le 112 (le numéro des appels d'urgence en Europe, ndlr), on saura vous dire si c'est ou non un faux contrôle, et d'une certaine manière ainsi vous ne fuyez pas le contact avec les gendarmes" si c'est bien eux qui cherchent à vous arrêter.

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