Alimentation : de plus en plus de "flexitariens" et de végétariens en France

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A TABLE - Le nombre de flexitariens, ces personnes qui réduisent leur consommation de protéines animales, a augmenté en deux ans, passant de 25 % en 2015 à 34 %. Les végétariens, eux aussi, sont de plus en plus nombreux en France.

De moins en moins de protéines animales dans les assiettes. C'est ce qui ressort d'une étude dévoilée ce vendredi par Le Monde : selon l'institut Kantar Worldpanel pour Meatlab Charal, un tiers des foyers français comportent au moins un "flexitarien". A savoir une personne qui, volontairement, réduit sa consommation de viande, de poissons ou de laitage, entre autres. Les végétariens, eux, restent plus confidentiels.Dans le détail, le nombre de flexitariens est passé de 25 % en 2015 à 34 % en 2017. 

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Des individus classés par l'enquête en deux grands groupes : les "biocitoyens", qui "achètent davantage des produits issus de l’agriculture biologique et sont sensibles à la cause environnementale et animale", et les "self control", qui "prêtent attention à la composition nutritionnelle des aliments." 

Les ventes de boissons végétales en hausse de 85%

Qui est concerné ? Des gens plutôt aisés, issus majoritairement du sud-ouest, du sud-est de la région parisienne. La plupart ont plus de 50 ans, même si on observe un rajeunissement dans les pratiques. Dans leur panier, on retrouve des produits qui ont le vent en poupe, en particulier les boissons végétales (+85 % d’actes d’achats entre 2013 et 2017), les yaourts au soja (+84 %) ou les desserts frais au soja (+38 %).

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Côté végétarien, si l'enquête évoque une tendance confidentielle, celle-ci concerne néanmoins 1,9 % des ménages, contre 1,7 % en 2016 et 1,5 % en 2015. A noter que les végétaliens, qui proscrivent tout produit animal, ne dépassent pas 0,5 % des ménages. Malgré ces évolutions, les produits d'origine animale ont encore un bel avenir dans les assiettes. Ils restent présents dans 74 % des paniers d’achat, comme en 2013, même si leur poids dans les dépenses des ménages est en baisse, pour atteindre 38 %.

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