Anti-terrorisme : ce que signifient ces sigles au cœur de l'actualité

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FOCUS – Les attentats perpétrés en France par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont mis en lumière les failles dans le système de prévention du terrorisme. Metronews fait le point sur les différents sigles dans ce domaine.

DGSI, DGSE, DSPD, DRM, CNIS... ces sigles parfois peu connus ont été mis sur le devant de la scène après les attentats terroristes perpétrés à Paris par les frères Kouachi et par Amedy Coulibaly. Metronews fait le point sur les différents services de renseignements et autres commissions et agences qui jouent un rôle dans la lutte contre le terrorisme.

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DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) :

Jusqu'en 2013, elle s'appelait DCRI. Direction centrale du renseignement intérieur qui était elle-même issue en 2008 de la fusion des Renseignements généraux (RG) avec la DST (Direction de la surveillance du territoire). Placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur et dirigée par Patrick Calvar, la DGSI s'occupe du renseignement sur le territoire français. Elle dispose pour cela d'un budget de 200 millions d'euros et compte plus de 3000 employés. La loi anti-terroriste promulguée le 13 novembre dernier doit permettre une augmentation de ses crédits de 40 à 60 millions d'euros, ainsi que 430 recrutements d'ici à 2018.

DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) :

Avec un budget avoisinant les 700 millions et 5000 employés, la DGSE dispose de moyens plus conséquents que la DGSI. Dirigée par Bernard Bajolet et placée sous l'autorité du ministre de la Défense, la DGSE a été créée en 1982. Collectant les renseignements à l'étranger, elle est chargée de s'occuper de la protection des intérêts et citoyens français à travers le monde.

DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de défense) :

Créée en novembre 1981, la DSPD est "le service de renseignement dont dispose le ministre de la Défense pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles", selon un décret du 5 février 2007. Elle dispose d'un budget de 93 millions d'euros et compte 1150 employés.

DRM (Direction du renseignement militaire) :

Dépendant également du ministère de la Défense, la DRM est exclusivement composée de militaires. Elle est chargée d'analyser les renseignements collectés en territoire extérieur par les moyens aériens et les forces spéciales. Son budget est de 167 millions d'euros, pour un effectif de 1620 personnes.

DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) :

Disposant d'un budget de 59 millions d'euros et de 717 employés, la DNRED recueille des informations sur les grands trafics internationaux et le financement du terrorisme, au même titre que TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), chargé du blanchiment d'argent et des circuits financiers clandestins. Bercy chapeaute les deux services.

CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) :

Créée en 1991 à la suite de l'affaire des écoutes de l'Elysée, la CNCIS est composée de trois membres, soit deux parlementaires et un président désigné par le chef de l'Etat. Elle est le garant de la proportionnalité des mises sur écoute et des collectes de données en temps réel sollicitées par l'Etat dans le cadre de décisions administratives. Elle a été critiquée après les attentats contre Charlie Hebdo et l'épicerie Casher : selon Mediapart , qui cite une source proche du dossier, la CNCIS avait en effet exigé en 2013 puis en 2014 l'arrêt de la surveillance des frères Kouachi au motif que les interceptions ne laissaient apparaître "ni projet d'attentat ni activité terroriste manifestes".

ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) :

Bras armé de Matignon en matière de cybercriminalité, l'ANSSI dispose désormais d'un budget de 80 millions d'euros et de 350 agents, contre une centaine à sa création en 2009. Alors que Bernard Cazeneuve a annoncé lundi que plus de 1300 cyberattaques ont été commises "au nom d'organisations islamistes", l'ANSSI a publié deux fiches accessibles en ligne pour aider les éditeurs de site web à se prémunir contre de telles attaques et à réagir quand elles arrivent.

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