Après l'attentat de Berlin, redoutez-vous d'aller au marché de Noël ? Vous nous avez répondu

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Attentat du marché de Noël de Berlin

TERRORISME – Après l’attentat perpétré sur le marché de Noël de Berlin, des mesures de sécurité renforcées ont été appliquées en France. Mais vont-elles vous rassurer et vous faire profiter des fêtes en toute sérénité ? Nous vous avons posé la question.

Un attentat, et le même réflexe ressurgit : faut-il sortir, continuer à profiter comme si de rien n’était, ou faire attention et se protéger ? La question s’est posée après les attaques survenues en France, elle revient après celle perpétrée au camion-bélier lundi soir sur le marché de Noël de Berlin. 

Sur LCI.fr, nous avons posé la question : redoutez-vous désormais d’aller au marché de Noël ou dans les manifestations festives de ce type ? Dans la grande majorité, vous avez opté pour ne pas changer vos habitudes. Ainsi, 33% des internautes qui nous ont répondu affirment ne pas avoir peur. Et s'ils disent "redouter" dorénavant ce genre de manifestation, 42% s'y rendront quand même. Les internautes ayant voté sont tout de même 25% à déclarer qu’ils éviteront de fréquenter les marchés de Noël cette année.  

Ne pas y aller, c'est donner raison à ces fous !- Laurent, internaute

Sur notre page Facebook, vous avez été nombreux à développer vos positions. Dans les commentaires, de vastes débats s’engagent sur la sécurité et sur le fait de ne pas céder à la peur ou de laisser gagner le terrorisme.  Les avis sont très partagés.

Il y a ceux, qui comme Laurent, clament que "OUI, OUI et OUI", il continuera de fréquenter les marchés de Noël. "Ne pas y aller, c'est donner raison à ces fous !", écrit-il. "Vous pouvez sortir de chez vous et vous faire écraser ou faire une mauvaise chute dans les escaliers, de toute façon quand c'est votre heure, c'est votre heure !" Nathalie abonde : "J'irai partout où j'ai envie d'aller. Je suis libre. Ni les terroristes ni l'état d'urgence ne m’empêcheront de vivre." 

Caroline, qui habite dans le sud de la France, est elle fataliste : "Le 7 juillet dernier, on avait décidé d’aller à Paris pour voir une personne malade. Le 14, on était donc dans la capitale, et tous nos proches s'inquiétaient du risque d'attentat", raconte-t-elle. "Au final, l'attentat a eu lieu à Nice, où je serais allée avec mes enfants si j’avais été dans le coin. Conclusion : je ne vais pas m'empêcher de vivre, c'est donner raison aux terroristes. On doit se montrer soudés et solidaires et au contraire faire vivre les marchés de Noël par notre présence. On n’est en sécurité nul part donc… " L’internaute Soleil couchant embraie : "La vie est devenue une sorte de roulette russe. On a l'impression que tout peut arriver, à chaque instant. C'est pour cela que nous devons continuer de faire ce qu'on aime faire, et aller dans les lieux où l'on aime aller. Il faut leur montrer que nous sommes les plus forts."

On peut dire ce que l'on veut, mais ça fait peur !- Jo, internaute

Savoir qu’il y a un risque, mais choisir de le prendre quand même pour ne pas s’arrêter de vivre. C’est la position de Jo. "Malheureusement, il faut accepter la situation et prendre conscience de l'insécurité et du danger qui règnent ... C'est sûr qu'il y en aura d'autres, des attentats en France, moi personnellement je ne prendrai pas le risque d'y aller. On peut dire ce que l'on veut, mais ça fait peur !", dit-il. "Vous avez raison !", lui répond Cathy. "Dans tous les endroits où se concentre du monde, grandes surfaces, foires, salons, bars, boîtes de nuit, restos, bref tous les endroits où on passe à un moment ou une autre, sans compter, les écoles, collèges, lycées, il y a un risque… Alors soit on s'arrête de vivre, soit on fait avec. Moi j'ai décidé, je fais avec !" 

Mais Mathieu, lui, invoque le fait "de se montrer un peu raisonnable" : "On sort déjà H 24 pour bosser ou voir des amis,  on peut se priver un peu pendant les fêtes !" Ce qui fait sortir de ses gonds Laure : "Donc en gros, on arrête de vivre ? Je dois rester raisonnable et ne plus voir mes belles illuminations, mon beau marché de Noël de Strasbourg, ne plus boire mon bon vin chaud entre copines ? Je dois être raisonnable et regarder des films de Noël devant ma télé pendant toute cette période ? Super hein ! Et bien non, je préfère continuer à vivre et profiter de la vie."

J'ai 20 ans, mince ! Je veux profiter de ma vie en dehors de chez moi- Laure, internaute

Mais d’autres internautes, souvent des parents, avouent changer leurs habitudes. Comme Pascale, une maman. "Je n’irai pas au marché de Noël, pour la simple et bonne raison que lorsque je sors, je suis toujours accompagnée de mes enfants, et je ne veux pas risquer leur vie à cause de la bêtise humaine", écrit-elle. "Je sais, il peut leur arriver n’importe quoi n’importe où, mais là je me dois de les protéger en connaissance de cause. Même si je suis pour ces magnifiques marchés de Noël où tout est féerique." Adrianne a le même sentiment : "C'est un risque que je pourrai prendre pour moi, mais pas pour mes enfants..."

Lucie abonde. "Vous avez raison", dit-elle. "Moi aussi j’ai des enfants et je ne fais plus ce qu’on faisait avant les attentats. Au cinéma on se met en bas près de la porte de secours. J’habite Bayonne et cette année nous n’avons pas été aux fêtes." Elle raconte aussi éviter les centres commerciaux en période de Noël, avoir acheté ses cadeaux début novembre et le reste sur Internet. "J’aime mes enfants et si je peux éviter d’être au mauvais endroit au mauvais moment, c’est tant mieux", dit-elle. Elle a du coup adapté les habitudes familiales : "Nos sorties ont changé. On fait des balades en forêt ou près de l’océan. On va à la bibliothèque. On fait des jeux de société, et mes enfants sont pas plus malheureux que les autres. Quand on est une bonne maman, on pense d’abord à la vie de ses enfants plutôt qu’à des sorties ou ces cinglés peuvent frapper."

A Laure, 20 ans, le mot de la fin. La jeune fille comprend très bien les propos et positions des parents. "Mais je vois la peur dans les yeux de ma mère à chaque fois que je sors", raconte-t-elle. "Alors, je l'embrasse et la serre fort dans les bras, et je vais vivre ma vie. J'ai 20 ans, mince ! Je veux profiter de ma vie en dehors de chez moi. C'est tellement beau les marchés de Noël en Alsace. Je ne peux pas me priver de ça ... Alors vivez tous comme vous le sentez, arrêtez de vous critiquer et profitez de votre famille tant que vous le pouvez, profitez de chaque jour comme si c'était le dernier ! Alors je vous souhaite à tous de belles fêtes de fin d'année !" 

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JT 20H - En France, des marchés de Noël sous haute tension

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