Après la suspension du numéro "anti-relous", ils lancent le numéro "anti-harcèlement"

Après la suspension du numéro "anti-relous", ils lancent le numéro "anti-harcèlement"

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STOP - Quelques semaines après la suspension d'un numéro "anti-relous" lancé par deux militants féministes, un couple de l'Oise a décidé de lancer un nouveau numéro "anti-harcèlement", pour "toucher un public plus large".

Un 06 pour se débarrasser des "relous". C'est l'idée qu'avaient eue Clara Gonzales et Elliot Lepers il y a quelques mois en lançant un numéro "anti-relous". Après avoir été victimes de menaces et d'appels malveillants, émanant principalement du forum Blabla 18-25 ans du site Jeuxvideos.com, les deux militants féministes avaient préféré suspendre le numéro.


Dans leur sillage, un couple résidant dans l'Oise a lancé son propre numéro, "anti-harcèlement" cette fois. Pierre-Aimé Imbert, informaticien et sa compagne Anne-Laure Tousch souhaitaient ainsi s'adresser à un "public plus large". "Les relous ne sont pas que des harceleurs et les victimes pas juste des femmes hétéros, assure le jeune homme au Parisien. Nous, nous voulons parler des homos, des lesbiennes, des transgenres...".

"Si vous recevez ce message, c’est que votre interlocuteur (trice) estime que vous le harceliez. Veuillez ne plus l’importuner ainsi !"

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Harcèlement sexuel : plus de 6000 textos "anti-relous" déjà envoyés

Si une personne est harcelée dans la rue ou sur internet, elle peut donner à son harceleur le numéro suivant : 06.60.31.10.33. Si le principal intéressé décide de lui envoyer un message, elle recevra alors un premier texto :  "Si vous recevez ce message, c’est que votre interlocuteur (trice) estime que vous le harceliez. Veuillez ne plus l’importuner ainsi !". 


Pierre-Aimé Imbert dit vouloir ainsi "mettre à jour" un projet "non abouti". Selon ce dernier, l'idée de Clara et Elliot "n'était pas mauvaise, mais pas suffisamment réfléchie". Il estime de son côté être à l'abri d'une éventuelle cyberattaque pouvant conduire à la saturation du service. Il a notamment obtenu de l'opérateur téléphonique une offre d'envoi illimité de SMS et a conçu lui-même un système d'alerte permettant de bloquer automatiquement tous les messages au-delà du 5e envoyé.


Selon son fondateur, la plateforme a reçu une quarantaine de message depuis le lancement du numéro "anti-harcèlement" il y a trois semaines. Il reste encore un bon bout de chemin à faire pour atteindre les 9000 textos reçus en deux jours sur le numéro "anti-relous".

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