Après le cataclysme, Saint-Martin et Saint-Barth à l'heure d'une colossale reconstruction

Société
APRÈS LA TEMPÊTE - José est finalement passé plus loin que prévu de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Les effets de l'ouragan ont ainsi été "nettement moins marqués" sur les deux îles antillaises, déjà meurtries par le passage d'Irma. Mais après le soulagement, secours, forces de l'ordre et habitants doivent commencer à s'atteler au colossal chantier de la reconstruction.

Ils attendaient avec anxiété son passage, traumatisés après les dégâts causés par Irma. Mais les insulaires peuvent retrouver le sourire. L’ouragan José s’est finalement éloigné samedi de l’archipel des Antilles, où Saint-Barthélemy et Saint-Martin avaient été placées en vigilance violette en prévision de son arrivée. 


Jointe par LCI malgré un réseau encore très défaillant, Cannelle Lacoste se trouve actuellement sur l’île de Saint-Barthélemy. Elle confie : "On n’avait pas encore eu le temps de se remettre de nos émotions et de réfléchir à Irma puisqu’on ne pensait qu’à se protéger de José. Mais finalement, il y a eu juste un peu de vent et des pluies nettement moins catastrophiques que ce qu’on craignait", se félicite-t-elle.

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À Saint-Martin, le soulagement prédomine après le passage de l’ouragan José

L'eau et la sécurité, premières priorités sur place

José a fait plus de peur que de mal aux deux îles, mais les stigmates laissés par sa soeur Irma, eux, sont bien là. La végétation luxuriante qui recouvrait Saint-Barthélemy et Saint-Martin il y a encore quelques jours a laissé place à un paysage de ruines, jonché de détritus en tous genres ou de morceaux de tôle. Et les habitants doivent maintenant affronter de nombreux problèmes : manque d'eau, de nourriture, d'électricité. La situation sanitaire est "délicate", avait observé le Premier ministre Edouard Philippe samedi. Son ministre de l'Intérieur a apporté une touche d'espoir dimanche en annonçant que l'hôpital de Saint-Martin était "à nouveau fonctionnel".


Le gouvernement,  qui a assuré les habitants de sa "mobilisation totale", alors qu'une polémique est née sur sa gestion de la crise, a fixé deux priorités aux forces de l'ordre dépêchées sur place : "pouvoir apporter de l'eau dans tous les territoires" et assurer la sécurité face aux pillages qui ont eu lieu ces derniers jours. Pour permettre de faire face aux premières urgences, un A400M parti de métropole est arrivé samedi soir en Martinique pour permettre "au plus tôt" l'approvisionnement des îles en moyens logistiques, et une radio dédiée à l'information des populations va être lancée. Le groupe EDF a par ailleurs indiqué ce dimanche que 140 tonnes d'équipements électriques de secours étaient arrivés par avion en Guadeloupe. Ce matériel sera acheminé en bateau "dès que les conditions le permettront".

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"C'est pas quelques hommes qu'il faut envoyer" : Xavier Chabot, habitant de Saint-Martin

 Mais au-delà de ces premières ugences, le chantier de la reconstruction s'annonce lent et colossal. Avec des dommages estimés par la Caisse centrale de réassurance (CCR) à 1,2 milliard d'euros sur les deux îles, l'ouragan Irma pourrait être l'une des plus coûteuses catastrophes naturelles que la France ait connue. 

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Ouragan Irma : les Antilles pansent leurs plaies

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