Après les annonces de Cazeneuve, la mobilisation des policiers à la baisse

Société
DÉFILÉ NOCTURNE - Une vingtaine de jours après la première manifestation, les policiers sont de nouveau descendus dans la rue vendredi soir. Quelques jours après l'annonce du gouvernement, qui leur a promis plus de moyens, la mobilisation a cependant faibli.

A Marseille, Versailles ou Paris, ils se sont une nouvelle fois réunis. Mais, cette fois, les rangs étaient plus dispersés. Effet des annonces du gouvernement ou du pont de la Toussaint ? Une chose est sûre, les forces de l'ordre sont de moins en moins nombreux battre le pavé pour manifester leur colère. Dans la soirée du 28 octobre, ils étaient environ 400 devant le château de Versailles, dans les Yvelines. "On (y est) venus car on a l'impression de vivre en monarchie et que nous, la base, le peuple, on ne nous écoute pas", a expliqué l'un d'eux à un journaliste de l'AFP.


Pour autant, cette mobilisation n'a rien avoir avec celles des jours précédents. Depuis le 17 octobre et l'agression de leurs collègues quelques jours plutôt à Viry-Châtillon, ils descendaient dans la rue quotidiennement à travers toute la France afin de réclamer plus de moyens. 


Malgré le caractère interdit et inédit de ces manifestations, François Hollande avait reçu les policiers le 26 octobre et Bernard Cazeneuve avait annoncé des mesures en leur faveur. Ainsi, 250 millions d'euros seront débloqués pour améliorer leurs conditions de travail. Cet argent comprendra, entre-autres la livraison de 21.700 gilets capables d'arrêter les balles de kalachnikov, 8.000 casques, 4.700 boucliers balistiques, 3.080 nouveaux véhicules dès 2017, et permettra la réfection des commissariats et casernes de gendarmerie.

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D'ici la fin du mois de novembre, des propositions seront également faites au Parlement par le ministère de l'Intérieur et celui de la Justice afin de revoir "les conditions d'évolution de la légitime défense".


Même si ces annonces sont jugées importantes et satisfaisantes par les syndicats, les manifestants de vendredi eux, ne décolèrent pas pour autant.  "Avec ces 250 millions, on veut nous acheter", "nous ce qu'on demande" c'est "un ministre à notre écoute", confiait l'un d'entre-eux.

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