Après s’être fait passer pour des victimes des attentats de Paris, ils avaient récidivé à Nice

Après s’être fait passer pour des victimes des attentats de Paris, ils avaient récidivé à Nice

ESCROQUERIE - Le couple condamné en décembre dernier à six et trois ans de prison ferme pour s’être fait passer pour des victimes des attaques du 13 novembre à Paris avait entre-temps retenté la même chose à Nice après l'attentat du 14 juillet dernier. Leur nouveau procès vient d’être renvoyé au 22 mars.

L’appât du gain n’a jamais eu de limites. Mais on pensait que le jusqu’au-boutisme sordide d’un Thénardier, qui dépouillait les cadavres sur les champs de bataille déguisé en soldat, appartenait au domaine de la fiction. On a finalement trouvé un cas comparable, dans la réalité, et au XXIe siècle : ce couple qui a tenté de se faire passer pour victime des attaques du 13 novembre 2015 et qui a écopé  pour cela en décembre dernier de peines de six ans (pour l’homme) et trois ans (pour sa conjointe) de prison ferme, ainsi qu’à payer 30.000 euros de dommages et intérêts… Et qui avait, avant sa condamnation, récidivé cet été après l’attentat du 14 juillet à Nice. Une affaire qui vient d’être renvoyée au 22 mars par le tribunal de Grasse.

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"Je n'étais pas conscient, j'étais en détresse"

La première fois, cet homme et cette femme avaient réussi à obtenir une indemnisation de 60.000 euros de la part du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), en prétendant s’être trouvés non loin du Stade de France lors de la seconde explosion le 13 novembre 2015. La femme était allée jusqu’à décrire aux policiers des "bouts de corps volant autour d’(elle)"… 

Et c’est justement lorsqu’ils ont déposé un nouveau dossier au FGTI à la mi-juillet 2016, après l'attentat de Nice, qu’ils ont éveillé les soupçons. Des vérifications sur leurs téléphones ont ensuite vite permis de révéler qu’ils ne se trouvaient pas aux endroits en question les soirs des deux attaques.

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"Je n'étais pas conscient, j'étais en détresse, je regrette sincèrement", s’est excusé l’homme mercredi lors du second procès, dévoile Nice-Matin ce jeudi. Le montant de leur premier forfait a vite été dilapidé. Dans quoi ? Une moto, des voitures, des dettes, et de quoi "faire plaisir aux petits". Car le couple a deux enfants, de sept et six ans. Et ce n’est pas tout : plusieurs de leurs proches vont bientôt être jugés pour les mêmes faits en région parisienne. 

Depuis les attentats de Paris et Nice, cinq condamnations ont déjà été prononcées pour des escroqueries ou tentatives d'escroqueries du FGTI. Son avocat, Me Roland Rodriguez, a d’ailleurs indiqué que "depuis le jugement du 8 décembre 2016, le FTGI a constaté un certain nombre de désistements".

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