Après un an de pandémie, les universités n'ont (globalement) pas constaté une dégradation du niveau

Il y a un an, jour pour jour, le premier confinement débutait dans l’Hexagone. Le quotidien de millions de Français allait être à jamais bouleversé… Un quotidien qui n’a pas tellement changé pour les étudiants aujourd’hui. Bérénice, Killian et Coralie ont la vingtaine et se voient obligés de suivre leurs cours à distance. Pour  LCI, ils nous racontent leur ressenti face à la crise sanitaire. Regardez.

RÉSULTATS - En s'appuyant sur une enquête menée auprès de 300.000 étudiants, la Conférence des présidents d'université constate par exemple que les étudiants en première année n'ont pas été beaucoup affectés par l'enseignement à distance.

Si les étudiants reviennent progressivement sur les bancs de la fac, les deux confinements et les jauges imposées dans les universités n'ont pas été sans effet sur leur apprentissage. Un an après le début de la crise sanitaire, la Conférence des présidents d'université (CPU) a mené l'enquête auprès de 300.000 étudiants dans 15 universités différentes. Selon les premières données consolidées, le niveau des étudiants en première année est stable par rapport à celui de l'an dernier, tandis que celui des masters baisse. 

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Covid-19 : déjà un an de pandémie...

Le niveau en master en baisse

Dans le détail, les étudiants de première année ont obtenu au premier semestre des résultats identiques à ceux du premier semestre de l'année dernière. Ces nouveaux arrivants à l'université ont été les premiers à l'automne à reprendre le chemin des cours. Pour la Conférence des présidents d'université, cela montre les bénéfices de cette reprise progressive et par petits groupes en présentiel. Mais cela peut aussi être dû à la notation du contrôle continu, qui a été largement pratiquée par les professeurs depuis la rentrée de septembre. En revanche, davantage de disparités sont observées en deuxième et troisième année, même si les résultats de ces étudiants sont là aussi relativement stables. 

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C'est en master que le taux de réussite baisse par rapport à l'an dernier. Pour la CPU, cette tendance confirme "une exigence de qualité de diplôme". Autrement dit, la valeur des diplômes des étudiants de master 1 et 2 serait équivalente à celle des diplômes obtenus avant la crise sanitaire puisque les professeurs n'ont pas été plus indulgents dans leur notation et n'ont donc pas contribué à les dévaloriser. L'enquête menée par la CPU étant toujours en cours auprès de 25 établissements en France, d'autres résultats doivent suivre prochainement.

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