Un service national universel obligatoire d'un mois testé en 2019 ?

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ARMÉES - Les jeunes pourraient être obligatoirement soumis à un service universel obligatoire d'un mois à partir de 2019 dans le cadre d'une phase d'expérimentation. Encadré par Ies armées et la gendarmerie, il vise notamment à "renforcer le lien entre la nation et ceux qui la protègent".

Entre 600.000 et 800.000 jeunes seront concernés chaque année. Le service national universel - prôné par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle pour renforcer la cohésion républicaine - pourrait voir le jour en 2019. Le ministère des Armées a en tout cas déclaré qu'il pourrait être expérimenté cette année-là.


Pour régler les questions concernant sa mise en œuvre, le président de la République avait annoncé cet été la création d'une commission, sans détailler le calendrier. "Depuis, il y a eu des rencontres techniques, des demandes aux administrations de faire un point sur les actions déjà mises en place pour la jeunesse", énumère ce samedi 30 septembre 2017 la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, interrogée par l'AFP.

Un coût de 2 à 3 milliards d'euros par an

La commission devrait être nommée courant octobre et devrait inclure "tous les représentants des ministères concernés, des responsables de la jeunesse, des parlementaires, des personnes qualifiées", précise-t-elle. En principe, les préconisations pourraient être remises au printemps 2018. 


Le coût, estimé par Emmanuel Macron à 2 à 3 milliards d'euros "en rythme de croisière" ne devrait pas être ponctionné sur le budget des Armées. Pour financer ce service, la secrétaire d'Etat évoque "soit une participation qui pourrait être demandée aux ministères concernés (NDLR : comme l'Éducation, l'Intérieur, la Santé, les Sports), soit des ressources dédiées à trouver". 

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"Développer un esprit commun de défense"

Ce service serait l'occasion, selon les souhaits de la secrétaire d'Etat, de "former des jeunes qui soient protecteurs du pays". Ils pourraient y apprendre "les gestes qui sauvent, la conduite à tenir en cas de cataclysme, d'attentats, d'état de guerre" notamment. 


Tel qu'il a été présenté pendant la campagne, ce service doit durer un mois. Il s'adressera aux jeunes femmes et hommes aptes de toute une classe d'âge et intervenir dans les trois ans suivant leur dix-huitième anniversaire. Il sera encadré par les armées et la gendarmerie nationale afin de "renforcer le lien entre la nation et ceux qui la protègent, pour renforcer la cohésion républicaine et développer un esprit commun de défense". Il sera obligatoire mais les objecteurs de conscience refusant le maniement des armes pourront toutefois s'y soustraire.

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