Assurance-chômage : dernière réunion de concertation mardi sur la réforme contestée

Assurance-chômage : dernière réunion de concertation mardi sur la réforme contestée

RÉFORME - Elisabeth Borne rencontre mardi 2 mars les partenaires sociaux afin de discuter du décret réformant l'assurance-chômage. La ministre du Travail plaide pour la nécessité d'une réforme pour lutter contre la précarité engendrée par la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

Elisabeth Borne réunit une dernière fois les partenaires sociaux afin de définir la réforme de l'assurance-chômage. La ministre du Travail souhaite "aller au bout" du décret dans une version "adaptée" à la crise, et cela malgré le "profond désaccord" des syndicats. La réunion multilatérale en visioconférence, prévue à 9h00 mardi 2 mars, doit permettre d'"échanger sur les points de sortie de la concertation" débutée en septembre 2020, selon l'invitation adressée aux cinq organisations syndicales et trois patronales. Concrètement, le gouvernement devrait présenter ses arbitrages et compte finaliser dans les semaines qui viennent le décret qui entérinera les futures règles de l'assurance-chômage.

À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, et alors que le Premier ministre Jean Castex doit présider mi-mars une nouvelle conférence de dialogue social, Elisabeth Borne martèle que la réforme est "nécessaire". Elle insiste sur "deux objectifs" : la lutte "contre la précarité, notamment les recours excessifs aux contrats courts" avec le système de bonus-malus pour les entreprises, et "un enjeu d'équité" dans le calcul des allocations chômage. "Il faut aller au bout de cette réforme", a-t-elle plaidé cette semaine sur Europe 1, tout en soulignant qu'"il faut tenir compte du contexte, de la situation du marché du travail".

Une économie de plus d'un milliard d'euros par an

Décidée en juillet 2019 par le gouvernement Philippe après l'échec d'une négociation sociale très encadrée par l'exécutif, la réforme visait alors à réaliser de 1 à 1,3 milliard d'économies par an, notamment en durcissant les règles d'indemnisation et en taxant le recours abusif aux contrats courts, le tout dans un marché de l'emploi alors dynamique.

Du fait de la crise liée au Covid-19, le gouvernement a reporté à plusieurs reprises son application. Elisabeth Borne a ouvert une concertation fin 2020, en se disant prête à discuter des "paramètres" de la réforme, mais sans en abandonner l'esprit. Pour s'adapter au contexte, le ministère du Travail a proposé plusieurs aménagements sur les quatre grands paramètres : durée d'affiliation pour ouvrir des droits, mode de calcul de l'indemnisation, dégressivité de l'allocation et bonus-malus.

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Fin janvier, après une série de réunions bilatérales, le ministère a aussi indiqué vouloir lier certains paramètres à un "retour à bonne fortune", autrement dit à repousser leur entrée en vigueur. Cela devrait concerner les règles en matière d'éligibilité à l'assurance-chômage et de dégressivité de l'allocation, qui devraient donc évoluer en fonction d'indicateurs liés à l'état du marché de l'emploi.

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